retour à la liste des chroniques

Guilt Machine - On This Perfect Day

Guilt Machine - On This Perfect Day


Style: Rock progressif

Liste des morceaux :

  1. Twisted Coil
  2. Leland Street
  3. Green And Cream
  4. Season of Denial
  5. Over
  6. Perfection ?

Chronique :

Arjen Anthony Lucassen est de retour avec un nouveau projet, j'ai nommé Guilt Machine.
Avant de passer la chronique proprement dite, comme à chaque fois avec le monsieur, regardons le line-up :

  • Jasper Steverlinck ( Arid ) - chant
  • Lori Linstruth ( ex-Stream of Passion, Warbride ) – lead guitar
  • Chris Maitland ( ex-Porcupine Tree, ex-No-Man, ex-Kino) - batterie

Sans oublier bien sur Lucassen lui-même, qui s'occupe des guitares, des claviers et de la basse.

N'oublions pas non plus une des particularités de l'album qui est que les « voix off »,  qui sont incluses par moments, sont en fait des messages vocaux envoyés par des fans du monde entier à propos de diverses choses et sentiments tels que la culpabilité, la vie, la mort, la nature...
Ce qui fait que, au cours de l'album, on entend aussi bien du suédois que du hongrois, du français ou du japonais ( entre autres ! ). Ils se mêlent parfaitement à l'album et lui ajoutent un côté universel.

Pour la musique, ce dont on ne met pas longtemps à se demander, c'est si Lucassen ne serait pas devenu plus sage et plus calme.
En effet, dès le premier morceau de l'album, Twisted Coil, on est mis au parfum: ce ne sera pas un album défouloir mais un album qui contient une vraie atmosphère, pas dépressive mais presque, pas très joyeuse en tout cas.
La voix de Jasper Steverlinck apparaît claire et envoutante, me rappelant dans les moments les plus calmes celle de Tim Bowness de No-Man ( ce qui pour moi est un bon point ).
En parlant de No-Man, je ne sais pas quelle a été l'influence de Chris Maitland dans l'album ( en tout cas, toutes les compositions sont créditées entièrement à Lucassen, les paroles étant écrites par Lori Linstruth ) mais quelques passages au court de l'album porte une espèce de touche me faisant penser à ce groupe, une touche mélancolique vraiment agréable, des moments très « planants » comme dans le second morceau, Leland Street qui sont juste coupés par un refrain électrisant, puis par un très court – mais néanmoins sublime – solo de guitare au son très progressif. Toujours dans ce morceau, les légères envolées du chant qui suivent le solo m'ont fait tilter en me rappelant - dans un style totalement différent -  celles de Hansi Kürsch au début de Terror Train dans Demons & Wizards, en plus lent mais tout aussi réussi. Bref, très bon morceau.

Le troisième morceau, Green And Cream, se rapproche plus de ce que fait Lucassen habituellement: des claviers omni-présents avec une guitare exécutant une bonne section rythmique mais avec une voix bien plus mise en avant, trop peut-être. Le morceau n'en reste pas moins sympathique mais il me laisse l'impression qu'il manque un petit truc.

A noter quand même que, au cours de tout cette album, ce sont les soli de guitares qui sont mis en avant, alors que ceux de claviers sont relativement délaissés ou exécutés conjointement avec ceux  exécutés par la sublime ( bah quoi ? ^^ ) – et talentueuse ! - Lori Linstruth. Celui de Season of Denial est d'ailleurs l'introduction  d'un moment sublime, surement le plus beau de l'album, avec un superbe accompagnement de violon / violoncelle ( je précise que ces derniers ne sont pas issus d'un synthé mais qu'ils sont réellement joués, respectivement par Ben Mathot et David Faber). Bref, je ne vais pas décrire le titre seconde par seconde mais c'est vraiment un bijou, mon gros coup de coeur. Peut-être  est-ce également dû à une mise à égalité entre les instruments et les voix?

Le cinquième morceau, Over, n'est pas très surprenant, peut-être un peu trop facile. Résultat correct tout de même.

Concernant le morceau final, Perfection ?, il oscille entre calme et énervement ( relatif ), avec des crescendo ne nous brusquant pas, des soli agréables et une outro en forme d'apothéose grandiose, conclue par un des messages envoyés par les fans de Lucassen. On finit frustré, on en veut encore !

Pour conclure, cette Guilt Machine, machine à culpabilité en français, est agréable à écouter. Cependant, par moments, certains passages peuvent sembler longs pour des oreilles qui réclament un peu plus de « rentre-dedans ». Les morceaux prennent le temps d'arriver là où ils veulent en venir et, globalement, c'est réussi. Je terminerais sur une citation qui s'accorde parfaitement à cet album :

"La mélancolie, c'est le bonheur d'être triste", Victor Hugo.

Je précise également qu'il existe une version limitée avec un DVD bonus mais, vu que je ne l'ai pas, je n'en ai pas parlé :)

Liens:

MySpace

Label


Pays-Bas

Message #1183 sur Inwë[B]zine
Auteur :
Jojolviking





Ecrit le 27.09.2009


Ajouter un commentaire :

Pseudo
Message
Note :
Code à copier :




Le webzine Le forum Contact/Infos L'équipe
Copyright © 2007-2011 - Tous droits réservés
Agenda Concerts-Metal - Ticket2.live
se connecter