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Porcupine Tree - The Incident

Porcupine Tree - The Incident


Style: Rock/Metal progressif

Liste des morceaux :

  1. The Incident
    1. Occam's Razor
    2. The Blind House
    3. Great Expectations
    4. Kneel and Disconnect
    5. Drawing The Line
    6. The Incident
    7. Your Unpleasent Family
    8. The Yellow Windows of the Evening Train
    9. Time Flies
    10. Degree Zero of Liberty
    11. Octane Twisted
    12. The Seance
    13. Circle Of Manias
    14. I Drive The Hearse
  2. Flicker
  3. Bonnie the Cat
  4. Black Dahlia
  5. Remember Me Lover

Chronique :

Première impression, l'album tient sur deux CDs, il y'a de quoi écouter !
Le premier CD contient l'unique titre « The Incident » découpé en quatorze sections, pour environ cinquante-cinq minutes d'écoute. Le second CD renferme quant à lui, les quatre autres morceaux de l'album, soit environ une vingtaine de minutes, ce qui nous donne un total d'environ soixante-quinze minutes.

Afin de ne pas perdre de temps, parlons vite et bien de la production :
Aucune – mauvaise – surprise avec Steven Wilson aux manettes, la production est excellente, je regrette juste de ne pas avoir pu gouter au mix 5.1 de l'album afin de me rendre vraiment compte du boulot fourni.

Place maintenant à ce qui agite nos petites cages à miel : la MUSIQUE !

Autant être direct, le chemin suivi n'est pas vraiment le même que celui du précédent opus ( Fear Of A Blank Planet ), je l'ai trouvé plus sombre ( surement le concept qui veut ça ), plus oppressant.
Ce côté est d'ailleurs très présent au début de l'album, des riffs durs, nets et sans bavures, qui m'ont d'ailleurs surpris à la première écoute, je ne m'attendais pas à quelque chose d'aussi direct dès le début. Puis ça se calme et la voix de Steven Wilson apparaît, et elle n'a pas pris une ride, toujours aussi belle !

Les « cassures » sont nombreuses entre les sections du morceau phare ( voir à l'intérieur même des sections ), on passe souvent d'un riff ravageur à un passage de piano et/ou guitare acoustique comme pour permettre à l'auditeur de reprendre son souffle -  de manière plus ou moins longue -, l'exemple le plus frappant est le grand écart - aussi bien musicalement parlant que vocalement - entre Kneel and Disconnect et Drawing The Line, de la section la plus calme à la plus énervée de l'album en à peine trois minutes et, comme si cela ne suffisait pas, la section suivante – The Incident -  installe une forme d'angoisse pour finalement nous rassurer en fin d'étape, comme si les anglais voulaient jouer avec nos émotions, en tout cas avec moi, ils ont réussi.

Passons maintenant à une autre partie intéressante du titre phare : Time Flies.
Véritable hommage musical aux Pink Floyd ( certains diront plagiat, en effet, le gimmick est quasi-identique à celui de DogsPink Floyd - Animals, 1977 - ) avec des sonorités très typiques, mais qui possède un côté autobiographique de la part de Steven Wilson dans les paroles « I was born in 67, the year of Sgt. Pepper, and Are You Experienced » [ NB : The Beatles – Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band et Jimi Hendrix – Are You Experienced sont tous deux à écouter si vous ne connaissez pas ! ] et dont le solo est dans le thème purement Floyd-ien ! Reste à voir si comme ses illustres aînés ( surtout David Gilmour pour le coup ), il se livrera à de l'improvisation en live. En tout cas, j'ai hâte de voir ça.

A partir de ce moment là, on assiste à une nouvelle suite de grands écarts commencés avec le retour du riff initial – Degree Zero Of Liberty - qui avait marqué le début de l'album, suivi d'une section à la fois calme et violente mais toujours dans une ambiance plutôt froide – Octane Twisted – pour revenir à une partie plus calme et reposante – The Seance – mais c'est de courte durée ! On arrive au vrai moment oppressant de l'album – Circle Of Manias – un vrai stress test sous fond de guitares violentes et les quelques effets ajoutés ne font qu'amplifier cette impression !
Et comme pour finir sur une note positive, la section finale apporte un peu de réconfort, plus de légèreté, d'enthousiasme.

Maintenant que la - petite - dissection du titre phare est terminée, voyons voir ce que les suivants ont dans le ventre.

Flicker est un morceau qui va en crescendo du calme à l'agressivité, il est vraiment très agréable d'écoute, sans pour autant être transcendant.
Bonnie The Cat :  une voix hachée – très mise en avant - accompagnée uniquement de la basse et de la batterie avec quelques notes de claviers apparaît pendant les couplets, la voix pendant les refrains nous apparaît lointaine, un solo truffé d'effets très bien sentis et maitrisés en tout genre vient annoncer l'arrivée d'une guitare plus que rageuse. Un morceau très inspiré, trop peu-être, mais qui démontre de la maitrise du père Wilson.
Black Dahlia : un morceau qui surprend peu, avec des touches de mélancolie, mais qu'est ce qu'il est bon !
Remember Me Lover : un crescendo la encore, puis la pression retombe, mais ce n'est que pour mieux repartir, pour une fin d'album sèche et sans discussion possible.

Encore une fois, Porcupine Tree nous fait savoir d'une très belle manière qu'il est un des groupes phares de la scène progressive et surtout qui n'hésite pas à proposer un concept album - car à mes yeux cet opus en est un -, mais qui nécessite quand même un certain nombre d'écoutes pour pouvoir juger du potentiel de la bête. Évidemment, comme tout concept-album, je recommande chaudement de l'écouter d'une traite pour vraiment ressentir la puissance qu'il dégage.
Un très bon album !

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Message #1189 sur Inwë[B]zine
Auteur :
Jojolviking





Ecrit le 29.09.2009


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