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Hatebreed - Hatebreed

Hatebreed - Hatebreed


 

Style : Metal hardcore viande bovine

Liste des morceaux :

1. Become The Fuse
2. Not My Master
3. Between Hell And A Heartbeat
4. In Ashes They Shall Reap
5. Hands Of A Dying Man
6. Everyone Bleeds Now
7. No Halos For The Heartless
8. Through The Thorns
9. Every Lasting Scar
10. As Damaged As Me
11. Words Became Untruth
12. Undiminished
13. Merciless Tide
14. Pollution Of The Soul

Chronique :

L’histoire d' Hatebreed est encore loin de s’achever. Après le buffle Supremacy, qui voyait un tournant plus métallique dans les sonorités des coreux, il fallait qu'Hatebreed se renouvelle pour mieux repartir. Et le départ de Sean Martin commença l’évolution puisque Wayne Lozinak, guitariste jusqu’à Perseverance, fait son retour dans les rangs du combo. Mais s’il y avait de l’activité dans l’interne du groupe, il y en avait aussi dans l’externe : la sortie fin 2008 d’un DVD, le Live Dominance, mais aussi cette année d'un CD de reprise, For The Lions, comprenant les influences primaires d'Hatebreed, avec Slayer, Sepultura, Agnostic Front, Madball, Cro-Mags

Donc quand on dit qu'Hatebreed va sortir un album original la même année, on reste sceptique quand à leur ambition. Soit le pognon s’écoule rapidement, soit Hatebreed jouit d’une réelle envie d’être sur le devant de la scène. Bien entendu, quand on entend de la bouche de Jamey Jasta que cet opus est plus réussi que Supremacy, on reste autant sceptique. Si on doit compter le nombre de frontmen dire que le nouvel album composé est le meilleur, on n’a pas fini de dire que les groupes se foutent de nos gueules.

Mais Hatebreed fait partie de ces groupes sincères, présents pour nous montrer ce qu’ils savent faire, réellement ambitieux. Des participations à des festivals prestigieux, le Wacken, le Graspop, le Download … Et d’ailleurs, le produit que nous sert Hatebreed avec son album éponyme voit l’apparition d’un DVD retraçant l’historique de l’album (tout en anglais, pour les non-anglophones, c’est galère à comprendre) et aussi le groupe sur scène au Wacken et au Download. Un très bon moment dans un canapé avec une bière à la main, enfin si vous buvez du coca, c’est pareil.

Hatebreed ne piétine pas pour une affaire d’argent. Il avance toujours en troupeau pour ne pas décevoir. Mais pour être déçu, il faudrait que le groupe ne soit pas performant dans ses préparations studios.

Et dès les premières notes de Become The Fuse, on comprend que les engendreurs de haine n’ont pas fini de surprendre. Le morceau lève le voile et le nouveau visage musical pris par le groupe est intéressant. Rise Of Brutality et Supremacy étaient liés très fortement, attachés aux codes du hardcore, avec un rendu plus rentre dedans. Ici, on entend un combo plus mature, avec des touches mélodiques dans les riffs, un peu comme si For The Lions avait été le fer de lance de la mutation que projetaient les Américains. Between Hell And A Heartbeat est dans cette lignée. Un titre énergique, rappelant, avec presque similitude dans l’expression, un Slayer dans la période de South Of Heaven. Et l’enchainement avec In Ashes They Shall Reap est déroutant, agréable, avec cette compo’ dans une lignée directe du crossover des 90’s.

L’évolution est présente, on la ressent, c’est presque douteux. Quand on écoute Hatebreed, c’est pour le côté rugueux, hargneux, rustique  comme un bucheron canadien et, même si on ressent ça dans Everyone Bleeds Now, on est encore loin des titres qu’étaient Never Let It Die ou Destroy Everything, présents sur l’opus précédent. On comprend rapidement qu’Hatebreed a voulu passer à autre chose, tout en voulant garder son image de groupe sans peur et sans concession. La haine est toujours présente mais se canalise dans une mutation plus qu’évidente, certainement dû à l’ajout de Lozinak, suppléant un Sean Martin qui n’aurait pas été de trop sur l’opus. Mais bon, le colosse a choisi de faire son chemin ailleurs en bon terme.

Loin de là d'être un album mauvais, ce Hatebreed est beaucoup plus développé et plus travaillé mais, en revanche, il manque du Hatebreed période Rise Of/Supremacy. L’évolution est une bonne chose quand on se souvient d’Obituary et de Cannibal Corpse n’ayant pas tenté d’évolution, ou alors à chaque fois mauvaise pour revenir aux sources, mais fait perdre à Hatebreed son côté percutant et défonçant. Peut-être aurons-nous, sur le prochain album, un concentré mieux dosé du Hatebreed d’antan et de maintenant?

Liens:

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Message #1453 sur Inwë[B]zine
Auteur :
Choko




Ecrit le 08.12.2009


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