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08.12.2009 - Rammstein à Bercy - 08 et 09/12/2009

Rammstein à Bercy - 08 et 09/12/2009


 

 "Wer wartet mit Besonnenheit,

der wird belohnt zur rechten Zeit.

Nun das warten hat ein Ende,

leiht euer Ohr einer Legende."

 

J'ai attendu avec circonspection,

J'ai été récompensée en temps voulu.

L'attente a maintenant une fin,

Je prête mon oreille à une légende....

 

 

Dès la mise en vente, je réserve mes billets pour les deux soirées. Quand on aime, on ne compte pas ! La sortie de Pussy (chant en langue anglaise, clip provocateur) m'avait bien refroidie mais malgré tout hors de question de revendre une de mes deux places !

Le premier soir arrive donc enfin, il fait très froid mais les portes n'ouvriront que tard. Direction les gradins (fosse le second soir) ! La salle de Bercy est très vite pleine à craquer, et la composition du public est assez éclectique : tous âges, tous styles, c'est assez étonnant !

Le premier groupe entre en scène, il s'agit des Américains de Combichrist, groupe d'électro / métal. Le premier titre est plutôt bien accueilli, la foule ne reste pas statique. Mais très vite des ennuis techniques viennent entacher la prestation du groupe : une partie des claviers semblent hors service et l'un des deux percussionnistes a de gros soucis avec deux de ses fûts qui n'ont de cesse de tomber (par moments d'ailleurs on se demande si ce n'est pas lui même qui les pousse en bas de son estrade, ce qui semble pousser à bout le gars qui doit les replacer). Le chanteur cherchera par tous les moyens à arranger la situation mais la sauce ne prend pas et leur prestation ne sera vraiment pas à retenir!

Heureusement pour eux, le deuxième soir ne connaîtra pas tous ces ennuis techniques (à part les fûts qui tombent à nouveau) et le public accueillera très bien cette seconde prestation.

Setlist :

 All Pain is gone
Electrohead
Fuck that Shit
Blut Royal
What the fuck is wrong with you

 ---------------------------------------------------------

Petite pause, les lumières s'éteignent. La scène est plongée dans le noir, on devine en arrière plan une sorte de mur...noir. Quelques points de lumière apparaissent, et on se rend vite compte que ces points s'élargissent petit à petit et c'est en fait le mur qui est en train de céder sous des coups de masses, masses manipulées par les membres du groupe... Au centre du mur, c'est maintenant des étincelles de chalumeau qui ouvrent un passage ! Il s'agit bien sûr du passage pour faire entrer Till sur la scène (en tablier rouge) ! Le mur disparaît et place à la musique et leur premier titre Rammlied. On ne pouvait imaginer mieux pour débuter un set ! La foule est électrisée et tout le monde reprend en chœur le fameur « RAMM - STEIN ».

Les titres suivants B******* et Waidmanns Heil s'enchaînent à un rythme d'enfer, sur la scène les jeux de lumière sont très travaillés, les décors s'étoffent chanson après chanson. C'est très industriel avec beaucoup de tons métallisés. Les lumières sont délivrées non seulement par une flopée de spots lumineux classiques tout autour de la scène mais aussi, pour une partie du spectacle, par des néons qui font partie du décor lui même.
Après avoir entamé mon potentiel vocal avec quelques « Die Kreatur muss sterben » et avoir profité de quelques effets pyrotechniques classiques chez nos amis d'outre Rhin, c'est au tour de Keine Lust de retentir.Là, c'est la vapeur qui envahira l'espace. En effet, des jets surgissent du devant de la scène, puis une sirène retentit, les gratteux bougent au rythme des jets et Bercy apprécie !
C'est avec beaucoup de plaisir que je fredonne la chanson suivante, Weisses Fleisch, avant que ne retentissent les premières notes de Feuer Frei, qui, comme son nom l'indique, laissera libre cours aux fantaisies enflammées du groupe !

Voilà enfin mon morceau préféré du dernier album, il s'agit de Wiener Blut. Ce morceau est inspiré d'un monstre autrichien ayant enfermé une jeune fille dans une cave et l'ayant mise enceinte à plusieurs reprises. Les paroles sont à la hauteur de cette tragédie et donnent des frissons dans le dos. Le morceau commence avec un Till éclairé par une lampe de chevet, écoutant une valse de Vienne sur un petit poste de radio (ou s'agit il d'une platine, difficile à dire de loin)....qu'il fait voler soudain en morceaux. La scène est éclairée de lasers de couleur verte, et des poupées attachées à une corde descendent du plafond. Ces poupées voleront en éclats à la fin du morceau...ceci au moyen de pétards.


C'est au tour de Frühling In Paris. Très honnêtement, ce n'est vraiment pas ma chanson préférée du dernier album. Ou devrais je plutôt dire « ce n'était vraiment pas » ? En effet, ce live lui donnera un tout nouveau attrait pour moi. Entendre Bercy reprendre en cœur « non, rien de rien, non je ne regrette rien », ça donne des frissons et ça fait prendre une toute autre aura à ce morceau. Et que dire du « Parisssss »...?

Suivront Ich Tu Dir Weh et Liebe Ist Für Alle Da. Puis Benzin....pendant ce morceau, Till s'amusera avec un joujou à sa démesure : une pompe à essence qui s'enflammera ...ainsi qu'un cascadeur qui passait par là!
Place alors à deux grands classiques qui enflammeront le public : Links 2 3 4 et Du Hast. Tout le monde connaît les paroles et chante avec Till.

Le temps a passé...trop vite. En effet, le rythme d'enchainement des chansons et tout le spectacle autour (pyrotechnie, lumières, décors changeant) ne nous laissent aucun répit et nous tiennent les yeux et les oreilles occupés en permanence. C'est donc au tour de Pussy de retentir et de terminer le show avant les rappels. Ça a été l'occasion d'observer avec attention mon voisinage...comment allaient ils réagir ? En effet, quand la chanson Pussy est sortie, il y a beaucoup de réactions négatives, et ceci pour diverses raisons : le clip scandaleux, le chant en anglais...Mais l'accueil fut très bon, et la raison en est certainement  la suivante: honnêtement, en live, cette chanson est vraiment entrainante. Le morceau se finira sous une pluie de confettis et de mousse, balancée par un canon manié par Till (que de finesse...)

Le groupe revient après quelques minutes au son de Sonne. Un grand bravo aux éclairagistes sur ce morceau. La scène est inondée de jaune, et des projecteurs diffusent des ronds de lumière (jaune aussi) sur la foule. C'est magnifique vu des gradins. Vient ensuite Haifisch. Flake profitera de ce morceau pour prendre son habituel bain de foule dans son bateau gonflable. Il en profitera aussi pour dérouler un drapeau français (à l'envers !), à la grande joie du public. Le premier soir, il sera porté jusqu'à la régie son, et le second jusqu'à l'extrémité de la salle !! (Le second soir, à son retour sur scène, le groupe ouvrira une bouteille de champagne pour célébrer l'anniversaire de Paul).
Ce premier rappel s'achève déjà, mais en très grande beauté : avec Ich Will, que tout le monde connaît et sur laquelle on dépensera nos dernières forces.
La scène est à nouveau plongée dans l'obscurité mais personne dans le public ne s'en va. Et tant mieux...Une porte en partie inférieure du décor s'ouvre et Till revient sur scène. On devine qu'il cache quelque chose dans son dos. Quelque chose qu'il va vite nous faire découvrir : il s'agit de deux ailes...Le sifflement d' Engel retentit. Ces ailes sont énormes, et seront enflammées pendant le morceau. Quelle magnifique manière de finir ce spectacle !


Vous l'aurez compris, Rammstein aura une fois de plus  offert à son public un spectacle grandiose. J'écoute depuis le nouvel album avec une oreille neuve et des flammes dans les yeux (!). Vivement le printemps et l'été pour les retrouver sur les festivals européens!

 

Setlist :
 
Rammlied
B*******
Waidmanns Heil
Keine Lust
Weisses Fleisch
Feuer Frei
Wiener Blut
Frühling In Paris
Ich Tu Dir Weh
Liebe Ist Fur Alle Da
Benzin
Links 2 3 4
Du Hast
Pussy
Sonne
Haifisch
Ich Will
Engel
 

Coup de gueule : aux journalistes du Petit Journal de Canal + et à son présentateur Yann Barthès qui, dans une pure volonté de dénigrement, ont tourné et diffusé un reportage sur le concert. Les fans y ont été présentés comme des décérébrés profonds, arborant leurs piercings et tatouages, voire leurs parties intimes.

Le pire ayant été le passage de quelques secondes où l'on voit Till en train de chanter, sans aucun filtrage au niveau du son, laissant paraître son chant comme celui d'un forcené beuglant dans son microphone. Les invités sur le plateau de Canal + arboraient un sourire entendu et condescendant. Vive le foutage de gueule....

 

 

 


Adresse

Bercy
0 - Paris
rgion : Ile-de-France
France

Message #1476 sur Inw[B]zine
Auteur :
florence




Ecrit le 10.01.2010

Commentaires :
  • lotus, le 10.01.2010
    Bravo à notre tata pour ce beau report !!!


  • zeitoun, le 21.01.2010
    oui, je suis d'accord, c'était puissanttttttttt


  • Metalloufu, le 25.01.2010
    Aussi grandiose qu'en 2005Cool




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