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Biohazard - Urban Discipline

Biohazard - Urban Discipline


 

Style: NYHC, Crossover

Liste des morceaux; 

  • 1/ Chamber spins three
  • 2/ Punishment
  • 3/ Shades of grey
  • 4/ Business
  • 5/ Black and white and red all over
  • 6/ Man with a promise
  • 7/ Disease
  • 8/ Urban discipline
  • 9/ Loss
  • 10/ Wrong side of the track
  • 11/ Mistaken identity
  • 12/ We're only gonna die
  • 13/ Tears of blood
Chronique:

Quand on vient des bas-fonds de Brooklyn, qu’on a vu des potes se faire buter dans des fusillades, qu’on a vu des potes claquer à cause de la came, on ne peut pas s’empêcher de cracher sur une misère sociale existante dans le quotidien. Alors en constante évolution, la scène hardcore new yorkaise commençait sérieusement à dégorger de groupes expressifs et talentueux. On se souviendra des Beastie Boys, originaire de ce milieu à la base, avec leur sdébuts punk hardcore. Il y a aussi ceux qui ont connu un succès assez relatif comme Agnostic Front et surtout l’une des principales influences du groupe dont nous allons parler ensuite, Cro-Mags et son « The Ages Of Quarrel ».

Et c’est certain qu’une fois Urban Discipline de Biohazard débarqué, on ne pouvait que se demander comment un groupe issu d’une scène pauvre musicalement, mais forte idéologiquement, arrive à susciter l’attention d’un public orienté metal. C’est sûr que comparé au très fade mais pas un inintéressant album éponyme deux ans plus tôt, le contenu de ce nouvel album ne pouvait qu’être supérieur. Mais le truc de Biohazard, c’est les influences, multiples et tout autant variés. Bien sûr Cro-Mags, bien sûr Agnostic Front, mais aussi les potes de Brooklyn, les rappeurs de Cypress Hill, avec lequel Biohazard noue des liens très forts et on ne peut pas oublier l’admiration que porte le combo américain pour Black Sabbath. Mais on distinguera principalement l’effet thrash metal associé aux cocktails explosifs que sert l’armada menée de front par Evan Seinfield, adepte de tatouages, de grosse bécane et de musculation.

L’aspect typique du old-school est présenté en guise de mise en bouche, mais les riffs font penser au thrash, littéralement surplombé par une batterie survoltée et claquante. Et le mélange fait vite effet sur un « Punishment » mémorable. L’un des morceaux les plus diffusés sur la chaine MTV avant l’avènement du rap business aux Etats-Unis, laissant le rock dur au placard, sauf pour les longues nuits chiantes à 2h30 du matin.

Des points forts, les new yorkais en ont un paquet. La voix grasse et limite rap de Seinfeld est chaleureuse, langoureuse. Le chanteur/bassiste crache ses textes engagés comme un ours. Le temps d’une respiration seulement, car Billy Grazieidei ne relâche pas pour autant la pression qu’on surmonte à l’écoute d’un « Shades Of Grey » sombre et urbain. La musique du groupe dégage une atmosphère rurale, très portée sur la lourdeur et la haine qu’ils vivent chaque jours en gardant la tête haute, et ouais, c’est ça l’esprit hardcore. Parce que oui, Biohazard est hardcore, ça il ne faut pas l’oublier, et c’est d’ailleurs ce que transpire la batterie de Bobby Schuler. A la fois percutante et subtile dans ses contretemps, on fini par devenir énervés presque sautillants sur place à l’image d’un « Urban Discipline » de très grande classe. Puis, il y a le mec discret, celui qui pond des soli. Certes pas très techniques, mais dotés d’un feeling jalousant, retournant à la manière dont il bouge sur scène, Bobby Hambel est précis. Il n’en fait pas trop et surtout, il sait doser son coup.

Mais l’opus possède, outre des chansons mémorables comme les hymnes aux mosh-parts comme Wrong Side Of The Track ou Hold My Own, un défaut assez majeur. La production.

La production fait défaut, à un point qu’on regrette de ne pas avoir un son digne de ce nom en secouant la tête sur Business. Les voix sont couvertes par des instruments sous sonorisés. Certains diront qu’elle respire le old school, que ça lui donne de la personnalité, d’autres la bouderont simplement.

Car en fin de compte, Urban Discipline est un album vraiment sympa. On ne perd pas la motivation, on en gagne justement. Et rares sont les groupes issus du hardcore qui ont réussi un tel coup. Biohazard sera également peu de temps après en tournée avec Slayer et Machine Head, ce qui n’est pas rien, pour promouvoir son opus. State Of The World Address arrivera deux ans plus tard sous la même formule, mais cette fois ci, avec une production réussie.



Message #1487 sur Inwë[B]zine
Auteur :
Choko




Ecrit le 18.12.2009

Commentaires :
  • rkdestrukteur, le 18.12.2009

    Et puis LE titre de Biohazard : "Punishment" Ze claque...Perso je ne trouve pas la production trop en dessous (bon un tout tout petit chouilla en dessous Mort de rire).  Urban Discipline et Mata Leao (qui a une telle rage) sont pour moi les deux bijoux de Biohazard...

     





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