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Ihsahn - After

Ihsahn - After


( artwork de l'édition CD+DVD )

Style : Metal Progressif teinté de Black Metal

Liste des morceaux :

  1. The Barrens Lands
  2. A Grave Inversed
  3. After
  4. Frozen Lakes On Mars
  5. Undercurrent
  6. Austere
  7. Heavens Black Sea
  8. On The Shores

 

Chronique :

Inutile de faire une longue présentation de ce grand monsieur du Black Metal qu'est Ihsahn. Peut-être devrais-je plutôt dire du Metal tout court d'ailleurs, car ses dernières œuvres, même si elles en gardent des touches importantes, s'éloignent un peu plus à chaque fois du Black Metal.

Son dernier opus, After, ne nous offre pas un retour aux sources, mais bien une continuité dans ce travail d'introspection musical qu'a entamé Ihsahn avec les deux premiers opus de sa trilogie, à savoir The Adversary en 2005 et AngL en 2008 (aux cas où certains se serraient perdus en route ou auraient été téléportés dans d'autres dimensions). Alors si ces albums n'étaient pas parfaits (notamment le duo avec Mikael Åkerfeldt d'Opeth, Unhealer, qui était d'une platitude indigne des qualités des deux musiciens), ils recelaient quelques pépites (Homecoming le duo avec Garm, ou encore And He Shall Walk In Empty Places) mais montraient surtout la grande évolution musicale depuis Prometheus : The Discipline Of Fire & Demise de feu-Emperor en ajoutant volontiers de nombreuses touches progressives à sa musique.

Suite logique à tout cela, Ihsahn nous livre ici l'album le plus progressif qu'il n'ait jamais écrit.

Est-ce un mal ? Concrètement, après un nombre d'écoutes assez important, pas du tout. Par contre, de prime abord, on peut avoir du mal tellement l’album est déroutant et assez loin de ce qu'Ihsahn nous avait pondu jusqu'à présent. Alors certes, sa voix si spécifique et son jeu de guitare dissonant et chaotique sont toujours présents, mais l'ajout de nombreux instruments "annexes" donne un contraste saisissant.

Comme instrument annexe le plus visible, je voudrais du saxophone joué par Jørgen Munkeby des norvégiens jazz-metalleux de Shining (à ne pas confondre donc avec la bande à Kvarforth), mais aussi du mellotron, instrument phare du prog' des seventies. Soit dit en passant le saxophone est, des propres paroles d'Ihsahn, considéré comme l'invité de cet album au même titre que Garm et Mikael Åkerfeldt sur ses précédents opus.

Mais malgré tout cela, une chose saute aux yeux sur cet album, son homogénéité. Tous les morceaux s'enchainent naturellement sans accro et ça fait du bien aux oreilles. Surtout que cet album est blindé de morceaux aussi énormes que différents les uns des autres. Cela va de A Grave Inversed, qui n'est pas sans rappeler le furieux Empty présent sur Prometheus, mais avec un ajout absolument fantastique de saxophone pour jouer certaines parties mélodiques, en passant par Frozen Lakes On Mars et son riff dévastateur mettant en avant sa nouvelle Ibanez 8-cordes, ou encore le très lourd et massif Undercurrent et son duo voix/saxophone absolument parfait et envoutant, la ballade inquiétante, Austere, prouvant une fois de plus qu'il ne se limite pas qu'à son chant criard et qu'il dispose d'une très belle voix claire, ou encore le solo diabolique de Heavens Black Sea.

Malgré toutes les louanges que je viens de faire, il faut néanmoins admettre que l'album n'est pas parfait...bon ok, en fait, il l'est presque. Mais il faut quand même reconnaître que si le saxophone est utilisé de manière absolument formidable à certains endroits, le résultat est plus mitigé par moment, notamment sur certains passages du final de l'album, On The Shores, ce qui est d'autant plus dommage que l'on peut sortir de cet album avec un léger sentiment de déception (d'autant plus que le morceau est très inspiré), ce qui est un comble pour ce qui sera surement l'un des albums les plus réussis de l'année.

Mais voilà, au fil des écoutes les énormes qualités de cet album masquent ce petit bémol et nous prouvent (s’il y avait encore besoin de le prouver) qu'Ihsahn est un compositeur et un musicien hors-pair et que la phrase "I Am The Eternal Power, I Am The Emperor !" qu'il prononce dans l'introduction de son plus grand chef d'œuvre, j'ai nommé Anthems To The Welkin At Dusk, était on ne peut plus prédestinée, il est l'Empereur et nous lui devons allégeance !

Hail To The Emperor !

 

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Message #1667 sur Inwë[B]zine
Auteur :
Jojolviking





Ecrit le 28.01.2010


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