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Freak Kitchen - Land Of The Freaks

Freak Kitchen - Land Of The Freaks


Style: Hard-Rock/Metal/Fusion

Tracklist: 

1. God Save the Spleen
2. Hip Hip Hoorah
3. Teargas Jazz
4. Sick? (Death by Hypochondria)
5. Ok
6. Honey, You’re a Nazi
7. The Only Way
8. Murder Groupie
9. The Smell of Time
10. One Last Dance
11. Do Not Disturb
12. Clean It Up

Chronique: 

Freak Kitchen dans mon lecteur cd !! Incroyable, ça faisait un bout de temps qu'un groupe aussi kitsch (ce qui n'est pas obligatoirement péjoratif) mais néanmoins innovant n'y avait tourné. On aura tout de même attendu quatre années pour voir naître ce nouvel album Lands of the Freaks. Quatre années donc pour que je range mes cd's de Brutal Death polonais et tchèque, sur lequel j'étais en mode lecture répétée, le changement va faire très mal!

J'entends par kitsch la façon hétéroclite dont les musiciens et plus particulièrement Mattias IA Eklundch construisent leur univers musical, l'identité du groupe. Certainement influencé par ses nombreux projets et collaborations, (Freak Guitar, Bumblefoot avec Ron Thal, Jonas Hellborg pour le fameux Art Metal, …) Mattias est aujourd'hui considéré comme un génie au Japon et jouit d'une excellente réputation à l'international. Surement grâce à cette facette d'humour déconcertante qui régit et rend accessible chaque album que le trio suèdois qualifie de heavypoprocklatinworldjazzavantgardemetalblues. Il faut dire que pour cela Mattias brûle d'imagination . Il nous l'a bien démontré par le passé avec des compos déjantées alliant la virtuosité du guitar héro à des styles inattendus tout en restant simple et facile d'accès pour un public varié. Et puis cette touche de second degré qui fait de lui le pote avec qui t'aimerais apprendre à jouer d'la guitare, tout en te servant d'un vibromasseur et faire des grimaces tordantes!

Je suis bien prêt à ouvrir mes esgourdes même si je ne suis pas persuadé que c'est aujourd'hui autre chose que du Brutal qui va me faire décoller. C'est parti pour à peu près 50 minutes de The Land of the Freaks. Déjà, pas de changement en ce qui concerne la pochette, mieux travaillée que la précédente c'est indéniable mais toujours aussi laide. God save the spleen ouvre le bal, on retrouve Freak Kitchen avec un son pratiquement identique qu'à l'accoutumée malgré le chant qui ressort plus que les instruments, notamment grâce à divers effets. Apparemment Mattias mise beaucoup sur ses talents de parolier, les messages qu'il délivre peuvent prêter à sourire même si en général ils traitent de sujets plus sérieux, à l'image de ce premier morceau qui parle du trafic d'organes.

Pour le moment le contenu est très aéré, les riffs ne sont pas compliqués, plutôt entrainants, même donnant envie de battre le rythme avec les mains. C'est le cas encore dans le 2ème morceau, Hip Hip Hourrah malheureusement qui est beaucoup moins plaisant avec son refrain, répété maintes et maintes fois, et qui colle au cerveau comme un morceau de chewing-gum gluant à une semelle.

Heureusement Teargas Jazz débute sur des airs inhabituels et on part dans un trip presque progressif. Deux nouveaux musiciens font d'ailleurs leur apparition, V. Selvaganesh (fils d'un des membres de Shakti) aux Kanjeera (percussions d'origine indienne) ainsi que Neyveli S. Radhakrishna au violon. Une touche d'exotisme en plus dans l'univers de Freak Kitchen qui reste pourtant toujours aussi accessible, cette touche plaît au groupe et on retrouve le violon et le Kanjeera séparément sur Ok et Murder Groupie. L'écoute continue avec Sick: Death by Hypocondria, Honey, you're nazi et l'étonnant Murder Groupie (martelant un rythme à la System Of A Down) qui nous ramène plus à ce que le groupe sait faire de mieux : du métal déjanté et expérimental aux soli implacables souvent proches d'un certain Steve Vai.

La moitié de l'album est passée et The Only Way s'installe tout calmement. La ballade est proprement menée par le bassiste, Christer Örtefors, pour l'occasion vocaliste, il faut dire qu'il avait déjà tenté l'expérience auparavant. Dans les quatre derniers titres je ne retiendrai que One last dance pour sa «guitare folle» parfaite pour transmettre la bonne humeur légendaire de Mattias "IA". The smell of Time, Clean It Up et Do not disturb nous font assister à une fin plus calme, le rock reprend une place plus importante … L'album perd en intensité, on à même droit à une deuxième ballade, l'ennui s'installe tandis que les dernières minutes défilent comme un banal bruit de fond radiophonique jusqu'à la note finale. 

Brrrouaaf, le constat est mitigé en ce qui me concerne, toujours le même schéma intro couplet refrain solo avec différents éléments qui viennent se greffer pour donner au tout un peu plus d'intérêt. Freak Kitchen fait toujours du Freak Kitchen … en un peu plus moderne. Cet album contient son lot de bonnes choses c'est vrai et c'est un grand plaisir de retrouver Mattias "IA" qui a l'air toujours autant en forme, souriant et espiègle. Pour terminer, il est à savoir que Land of the freaks est le premier opus signé sur le label Roadrunners du groupe Suédois. Il jouera en France pour une tournée durant le mois de Février et aussi à l'occasion du Hellfest, pour de grandes retrouvailles avec un pays que Mattias affectionne tout particulièrement.

Liens:

Site Officiel

MySpace

Roadrunner Records


Sude

Message #1712 sur Inw[B]zine
Auteur :
Matthieu




Ecrit le 09.02.2010


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