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AC/DC Part 1

AC/DC Part 1


 (Photo source : punkblog, centerblog)

 

Le Clan de la famille Young

L’histoire d’AC/DC est avant tout une histoire de famille, une famille nombreuse qui se compose ainsi :

Père : William
Mère : Margaret

Enfants :

Steven né en 1933
Margaret Junior née en 1936
John né en 1938
Alex né en 1939
Willi né en 1941
George Redburn né le 06 novembre 1948
Malcolm né le 06 janvier 1953
Angus McKinnon né le 31 mars 1955

Attention !!! Hormis Malcom et Angus, vous allez croiser plus d’une fois quelques membres de cette famille dans le parcours d’AC/DC.

 

Glasgow (Ecosse) 1950 – 1963,  le Rock’n’Roll s’installe chez les Young
 
 

C’est Margaret Junior qui, dans les années cinquante, va introduire dans la famille le Rock n’ Roll. Elle est fan d’Elvis Presley, Chuck Berry, Little Richard, Jerry Lee Lewis et va transmettre très vite le virus à tout le clan.

Alex sera le premier à faire carrière dans la musique à la fin des années cinquante sous le pseudo de Georges Alexander.

Alex (chant et basse) a en effet un air de famille...

 

Bassiste dans diverses formations, on le retrouvera en 1967  dans le groupe Grapefruit avec lequel il fera deux singles et deux albums en 1968 au succès très prononcé en Angleterre.
1963, en route pour l’Australie !
 
 

Fin 1963 la carrière d’Alex est donc bien lancée mais William, le père, n’ayant plus de travail décide d’aller tenter sa chance en Australie qui est en demande de main d’œuvre. Le travail s’y trouve facilement. C’est sans Alex, qui a lancé sa carrière en Angleterre, que le clan Young débarque à l’autre bout du monde.

Logée d'abord dans un petit hôtel de fortune à Sydney, la famille Young trouvera ensuite une maison à Burwood dans la même banlieue. Dans la période "hôtel", George, qui joue de la guitare, va se lier d’amitié avec un autre migrant hollandais, un certain Johannes Jacob Hendrickus Vandenberg allias Harry Vanda. Celui-ci était le guitariste soliste des Starfighter dans sa patrie d’origine.
Inspirés par le succès des Beattles, Harry et Georges fondent leur groupe avec un autre Néerlandais. Ce groupe se prénommera The Easybeats.

 

The Easy Beats - River Deep, Mountain High - 1967

George Young est le guitariste brun et Harry Vanda le guitariste blond.

 

Repéré par Ted Albert, un producteur de la maison de disque EMI, The Easybeats va s’imposer comme le groupe N°1 dans les charts australiens dès 1964.
La renommée du groupe deviendra même mondiale grâce au tube Friday on My Mind.

On raconte qu’Angus avait failli être piétiné par une vague de groupies féminines surexcitées qui avaient débarqué soudainement au domicile familial suite à une publication accidentelle dans un journal de l’adresse personnelle de Georges.

Hélas le succès ne durera pas. Problèmes de stupéfiant, mauvais management, dissensions dans le groupe, les membres de The Easybeats se sépareront en 1969.

Cependant, Harry Vanda et Georges Young n’entendent pas quitter la musique aussi facilement… Ils s’établissent en Angleterre pour y mener une double activité: celle de songwriters (auteur/compositeur) et producteurs.
Ils feront découvrir pour la production John Miles, le futur créateur de Music, puis My Dear Watson et les Kirsh, entre autres. L’inséparable duo enregistrera sous des noms d’emprunt certains titres mais malheureusement ils ne retrouveront pas le chemin du succès comme au temps des Easybeats.

 

Malcolm et Angus
 

(Angus et Malcolm Young)

Avec de tels exemples dans la famille, Malcolm et Angus empoignent très vite une guitare... Il faut préciser aussi que les deux derniers de la famille récoltent des instruments déjà acquis par leurs aînés, des instruments jugés trop fatigués, usés et il en est de même pour les costumes de scène. George apprendra quelques accords à Malcolm qui les transmettra ensuite à Angus.

Angus, de son coté, va parfaire son jeu en jouant derrière des disques de B.B King, Muddy Waters, Chuck Berry ou encore Howlin’ Wolf. Ce sont des disques qui traînent à la maison. L’idée de ces deux frères est avant tout d'acquérir du très bon matériel afin de se lancer eux aussi dans des carrières de musicien rock.

Important : Il n’est pas question à ce moment là de fonder un unique groupe pour les deux frangins car Malcolm va fonder plusieurs formations dont la plus sérieuse, Velvet, qui se séparera au début de 1973. Angus intègrera un groupe du nom de Tantrum dans lequel il n’est pas manchot du tout à la guitare.

Malcolm (guitare) reforme un groupe « sans nom » qui se compose alors de Dave Evans (chant), Colin Burgess (batterie) et Larry Kneldt (basse).

Dès les premières répétitions, le manque d’un guitariste soliste se fait ressentir. Après avoir songé à recruter un claviériste, Malcolm pense alors à Angus.
Dave Evans s’exclame :   « Ce petit con ? Tu n’y penses pas ? »
Mais à évidence Dave Evans se rend compte que du haut de ses 1,58 m, de ses 18 ans et de son air de collégien impubère, Angus assure comme un grand et qu’il a une complicité énorme avec son frère. Il reste à trouver un nom au groupe et c’est Margaret Junior qui va encore une fois intervenir.

 

1973, naissance d'AC/DC

AC/DC - 1973 - Première formation
 
C’est en regardant le transformateur de son aspirateur que Margaret junior tombe sur l’inscription AC/DC qui signifie « Courant Alternatif/ Courant Continu ».
Il est aussi à noter que, dans le jargon populaire anglo-saxon, AC/DC veut dire «bisexuel». Mais ça ne gêne pas le groupe car nous sommes dans la période psychédélique où les chansons sont orientées vers des recherches d’identités et, coté musique, David Bowie ou Roxy Music jouent déjà sur ces ambiguïtés… Le nom est donc adopté.

Coté études justement, on ne peut pas dire que l’éducation scolaire soit une priorité chez nos deux compères car déjà à l' "Ashfield Boys High School", Malcolm étant petit de taille, imposera vite ses poings pour se faire entendre et respecter, ce qui vaudra à Angus de se prendre une rouste dès son premier jour de collège par ses petits camarades, histoire qu’il n’ait pas envie d’imiter son frère Malcolm.

Malcolm comme Angus quitteront l’école dès 15 ans. Malcolm sera apprenti chez Berlein, un fabriquant de soutiens-gorge. Quant à Angus, il travaillera dans l’imprimerie RIBALD, un magazine de fesses.

Coté groupe, la mise en place du style se fera dans une extrême complexité car le groupe se dirige vers un rock furieux et le batteur ne tiendra pas le choc… Il en sera de même pour le bassiste. Après moult changements, le line-up semble s’enliser dans des auditions sans fin.

Heureusement, George va voler au secours de la formation car entre temps George et Harry reviennent d’Angleterre. Ils ont été rappelés par Ted Albert d’EMI qui a monté son propre studio d’enregistrement à Sydney et qui les a engagés comme producteurs.

Si pour la place de batteur les vacations sont ouvertes, la place de bassiste sera occupée par "grand frère" George dans l'attente d'un bassiste définitif.

 

La tenue d'écolier
 
 

 

AC/DC se concentre surtout sur la scène et les premiers concerts du groupe se font dans des bars, des «bouges» remplis d’alcooliques qui se fichent complètement de la musique, ne s’intéressant qu’à l’alcool et aux entractes dans lesquels des stripteaseuses viennent dévoiler leurs charmes.
Pourtant le groupe ne manque pas d’imagination pour capter l'attention du public entre Angus qui se costume en Zorro ou Superman et qui ne manque pas déjà de sauter sur les tables, provoquant très souvent des altercations, des bagarres auxquelles Angus et Malcolm ne manquent pas de se joindre. Tout est bon pour le spectacle et ainsi se faire remarquer dans ce pays très rude qu'est l'Australie. On raconte qu’il arrivait à Angus de mordre les mollets des clients qui se montraient trop inattentifs pendant leur set. AC/DC se forge aussi un caractère et un objectif clair, se forger une réputation, un "caractère" pour sortir enfin de ces "bouges" et faire face à un public beaucoup plus large, avec charisme et une très bonne expérience scénique.

Pourtant… Un jour… On le verra apparaître en écolier sur scène... C’est encore une idée de Margaret Junior qui lui avait fait remarquer qu'à ses époques "collège" , elle le voyait rentrer de l'école à toute vitesse pour réviser ses gammes à la guitare avant que sa mère ne lui demande d'arrêter afin de faire ses leçons ou de l'aider à la maison.

Regarder Angus réviser ses gammes avec sa guitare dans cette tenue lui offrait à ce moment là un visuel hors du commun… Un joli écolier en train de "riffer" un rock fou et électrisant.


En faisant cette suggestion, Margaret Junior fera encore une fois mouche. Surtout qu’un soir dans cette tenue, lors d’un set dans un bar, Angus fera une chute spectaculaire qui lui cassera le nez… Pendant qu'Angus se tortillait de douleur, on raconte que le public se leva et acclama le groupe pensant que c’était un jeu de scène calculé... Les ingrédients pour se faire remarquer étaient enfin réunis.

 

Le "Duck Walk" et le "Striptease"

 

 

Il reste pour notre écolier à trouver son propre jeu de scène, une façon cohérente et originale pour définitivement imposer ce drôle de personnage survolté. Angus Young est fan de Chuck Berry et il va en adopter son pas de danse, le «Duck Walk». Pour parfaire le coté électrisant, Angus Young adoptera la chute comme pour un "certain soir", suivie de son fameux "Turn Around".


 
Pour les "stripteases", on raconte qu’Angus en avait assez de se voir imposer un entracte pour que le groupe laisse la place à une jolie stripteaseuse qui captait ainsi toute l’attention du public…

Un soir, et sans prévenir, dans un élan provocateur, il en exécuta un sous les insultes de certains hommes trop virils, mais aussi sous les cris déchainés de celles et ceux qui avaient capté la bonne intention de se faire remarquer... Le groupe s'enrichira petit à petit d'un show et d'une carte de visite plus que complets.

Étrangement, notre "School Boy" se gardera de le montrer dans des clips de promotion télévisés, on y devine là peut-être une stratégie car AC/DC est avant tout un groupe "live" à cette époque.

La Gibson SG
 
 

 

Beaucoup d’avis divergent quant à l’acquisition définitive de ce qui est devenu la marque incontournable de notre "School Boy" et du groupe AC/DC.

On raconte que cette guitare fut offerte par « grand frère » George à Angus qui ne s’en sépara jamais.

Mais on raconte aussi que c’est la première guitare que s’acheta Angus Young avec ses premières économies gagnées chez RIBALD, il ne l’avait pas choisie par hasard…  Faut-il encore vous rappeler qu’Angus est petit de taille et tout maigrichon ???

La Gibson SG se démarque des autres guitares par son poids très léger, un corps tout en finesse, des micros qui, branchés sur le moindre ampli à lampes au gain élevé, explosent en distorsion avec en plus une possibilité de modulation très facile à gérer. Vous ajoutez la forme des cornes qui offre une maniabilité incroyable quand on passe de la première case à la dernière et cerise sur le gâteau, un manche pas très épais et donc facilement praticable….

C’est l’outil idéal pour les «Riffers» de tout poil qui souhaitent une grande liberté d’action scénique ; dotée d’un son nerveux, cette guitare semble sortir de l’enfer avec sa forme de cornes.

 

Juin1974 – AC/DC sort ses "Riffs" !
 
Notre groupe "électrique" est assez aguerri pour passer en première partie de Steevie Wright devant plus de dix mille personnes au prestigieux Sydney Opéra House. Steevie Wright est en effet le chanteur des Easy Beats qui vient de décrocher un hit en Australie avec une chanson, Evie, écrite et produite par George Young et Harry Vanda. À cette occasion, Harry et George remonteront sur scène - ce qui ne leur était plus arrivé depuis 1969 - Malcolm accompagnera Steevie Wright ainsi que Dave Evans qui sera dans les chœurs.

Dans la foulée de cette même année, AC/DC enregistra un single de deux titres, Can I Sit Next to You Girl et Rockin’ In The Parlour...
Au studio ????? ... ALBERT STUDIO ! Et  un single produit par ??????? ... VANDA/YOUNG (George Young et Harry Vanda).

AC/DC - Can I Sit next to You Girl (Promo TV - 1974)
Avec un solo de guitare de Mr Malcolm Young... S'il vous plait !

 

A défaut de faire un carton, on en est même très loin, ce single attire toutefois l’attention d’un certain Michael Browning qui possède le Hard Rock Café de Melbourne (Australie) et qui leur fait la proposition de les manager. AC/DC ne discutera pas du tout cette proposition car Mr Brownig est connu pour avoir des relations très hautes dans le show business et celui-ci va de suite les mettre en première partie sur la tournée australienne de Lou Reed.

Avec un nom aux doubles connotations plus un écolier qui bouge dans tous les sens, l'accueil du public est parfois surprenant, voire hystérique. Mr Browning est obligé d’engager un homme de sécurité qui sera en plus chauffeur et roadie du groupe… L’énergumène se nomme Ronald Belfort Scott, dit ??? ...  "Bon Scott".

Bon Scott s’aperçoit très vite qu’une opportunité est à prendre dans le groupe car Dave Evans n’y est pas vraiment très performant ni surtout présent. Le groupe ne le voit pas du tout de la même façon, car malgré l’expérience musicale de Bon qui est très riche, Malcolm le trouve trop vieux et quant à Angus il dit de lui :

 « Vous auriez dû le voir quand je l’ai rencontré la première fois, Bon ne savait dire que des fuck, con, bordel, chiottes… Je lui ai fait découvrir un tout autre aspect de l’existence en l’expédiant chez lui avec un dictionnaire. ».

Néanmoins, Bon Scott ne lâchera pas l’affaire et quand Dave ne vient pas lors des répétitions, Bon sert de support chant ce qui lui permettra d’acquérir très vite le répertoire du groupe.

Fin 1974, Dave Evans commet une erreur fatale !!!

 

Un jour, alors qu’un concert est prévu, Dave Evans oublie l’événement et ne se pointe pas. Le groupe se tourne alors vers Bon Scott qui s’enfile alors deux bouteilles de Bourbon avec d’autres additifs.. stupéfiants… Il regarde le groupe et leur lance : «C’est bon !! Je suis prêt !!»

Dès cet instant, Bon Scott sera intronisé chanteur, il sera l’incontournable voix identitaire du groupe.

Dave Evans, dont la motivation était déjà en perte d’altitude, sera tout simplement viré du groupe… Bailey, le bassiste du moment, l’est aussi et sur les conseils de Bon, le groupe recrute Bruce Houwe, un de ses potes, un ancien du groupe Fraternity dans lequel avait joué Bon. Bruce Houwe ne sera pas plus agile à ce poste.

Néanmoins, le groupe va gagner en charisme entre Angus qui offre un visuel déjà bien rempli, Bon Scott qui ajoute la présence, le charme et un coté très baroudeur… Il a en plus un petit quelque chose, une aura, un magnétisme animal et naturel qui fait que dès qu’il arrive quelque part, il capte déjà l’attention de tout le monde.

Bon Scott


Le cocktail marche et les filles flashent… Bon Scott est tatoué, il aime exposer ses tatouages, il aime chanter torse nu avec un jean troué à un endroit stratégique et son regard de satyre lubrique ne laisse rien ignorer de ses appétits.

 

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Message #1733 sur Inwë[B]zine
Auteur :
JLzeMAN




Ecrit le 11.03.2010


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