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AC/DC Part 2

AC/DC Part 2


 

 

Février 1975, l’album High Voltage
 
 
High Voltage - 1975 - version Australienne

Manquant d’une section rythmique convenable, le groupe enregistre néanmoins son premier album. Pour l’enregistrement de la batterie, c’est un musicien de studio, Mark Kerrante, qui se chargera d’enregistrer les lignes.

Cet album est enregistré, mixé et produit en dix jours seulement.
Dans quel studio ??? ALBERT STUDIO................... Album produit par ??????? Vanda/Young (évidemment).

Cet album a un succès inespéré, il sera vendu en Australie à 200 000 exemplaires en quelques mois, c’est un score considérable quand on s’aperçoit que l’Australie ne compte, à ce moment là, que 16 millions d’habitants.

 

1975 - AC/DC cherche batteur et bassiste...

Juste après la sortie de High Voltage, AC/DC passera une annonce sur le magazine Melbourne Music Market pour enfin espérer trouver un bassiste et un batteur… Pour la batterie, c’est un certain Phil Rudd qui y répondra et qui remportera haut la main l’audition.

 


Phil Rudd 
 
Phil Rudd est à ce moment là un batteur chevronné car il a à son actif deux singles enregistrés avec Colored Balls, groupe qui changera de nom en Buster Brown et qui enregistrera un album Something To Say en 1974. Retenez que c'est un batteur Rock et Blues hors pair. Quand il tient une rythmique, il ne la lâche plus, sans défaillir d'un poil de seconde... Il est sans conteste une perle dans le recrutement d'AC/DC en 1975.

Pour le bassiste c’est chou blanc, AC/DC commencera donc sa tournée en simple quatuor. C’est lors des premières dates en mars de cette même année 1975, au Station Hotel de Melbourne (Australie), qu’Angus tombe par hasard sur une vague connaissance du nom de Mark Evans. Mark est à la porte du concert et se plaint que les videurs ne le laissent pas entrer - pour une histoire de «dommages matériels» que celui-ci aurait causés quelques temps avant, au cours d’une bagarre.

Angus reconnaît là une… « bonne âme » et, comme il se trouve que Mark est bassiste, une audition suivra et celui-ci fera tout à fait l’affaire.

 Avec l'arrivée de Phil Rudd et Mark Evans, en avant la conquête des plateaux TV (Australie) - High Voltage 1975

 

Mark Evans annonce enfin une formation stable et AC/DC ne va pas chômer. Le groupe entrera au studio ALBERT STUDIO en novembre 1975 sous la houlette des producteurs Vanda/Young pour sortir leur deuxième album, T.N.T, quelques mois plus tard.

 

1976, la machine s'embale !
 
T.N.T - 1976 - Version Australienne + Vidéo de la promo TV (Australie) du même titre
 
En ce début d’année 1976, l’album T.N.T se vendra à 200 000 exemplaires en moins d’un mois. Mais le plus incroyable est qu’AC/DC ne va pas du tout s’endormir sur ce deuxième succès, car il retourne en studio en février de cette même année 1976 pour y composer et y enregistrer un troisième opus… Dirty Deeds, Done Dirt Cheap. Même studio, mêmes producteurs.
 
Dirty Deeds Done Dirt Cheap - 1976 - Version australienne + Vidéo promo 1976

 

Pourquoi cet empressement ? Il y a à la clé un magnifique contrat avec Atlantic Records, et AC/DC rêve enfin de quitter ce continent australien d’adoption pour exporter leur Rock'n'Roll. Ils remportent et signent le fameux contrat et ils débarquent en Angleterre le 1er avril de cette même année.

Bien que le contrat offre une garantie sérieuse sur le nombre d’albums à faire, le manque de liquidités affecte quelque peu les avances. AC/DC est logé dans une maison délabrée à Barnes, un faubourg de Londres. La stratégie du groupe pour conquérir le pays est simple, des concerts, plus de concerts, et encore des concerts.

AC/DC - School Days -  LIVE 1976



C’est en pleine période PUNK qu’AC/DC va arpenter les scènes et si les fans aux épingles à nourrice sont au départ surpris, ils ne seront pas déçus. En effet, imaginez-vous qu’Angus Young affiche désormais une prestation jamais vue en Angleterre mais pas inconnue en Australie, le striptease qui exhibe fièrement les fesses bien blanches et maigrelettes de notre "School Boy", devant un public très demandeur côté provocations scéniques en tout genre.

Pendant toute cette année 1976, AC/DC ouvrira pour des groupes comme Crawler, à qui ils n’auront aucun mal à voler la vedette, et finiront en tête d’affiche dans des petites salles qui ne désempliront pas pour autant. Cette tournée anglaise au nom de «Lock Up Daughters Tour» bénéficie de l’appui de l’hebdomadaire Hard Rock du moment, «SOUND». Cette tournée se terminera en beauté le 07 juillet 1976 au Lyceum de Londres avec, en prime, un concours de sosies d’Angus Young… Notez que cette idée des sosies sera souvent reprise.
Cette même année 1976 voit la sortie de High Voltage, mais ce n’est pas la version australienne car c’est une sélection de quelques titres du dit album avec ceux du deuxième album, T.N.T.

 


High voltage - 1976 - Version européenne

 

Deux autres tournées anglaises seront au programme cette même année, le plus important étant que Ritchie Blackmoore de Rainbow invite le groupe à ouvrir ses concerts pour l’Europe. AC/DC passera ainsi par la France au Pavillon Baltard le 17 octobre 1976.
Entre temps AC/DC a sorti un single deux titres, Jail Break pour la face A et une gigue folklorique écossaise Fling Thing.

 

Jailbreak - 1976- Single deux titres + la vidéo

Novembre 1976, c’est la troisième tournée anglaise. Un mois avant sort l’album Dirty Deeds Done Dirt Cheap, mais ce n’est pas l’original australien car encore une fois des titres seront changés.


Dirty Deeds Done Dirt Cheap - 1976 - Version européenne
 
Décembre 1976, c’est le retour des enfants prodigues en Australie, et cela pour vingt-six dates. Mais notre groupe favori prépare déjà son entrée au studio…… ALBERT avec comme producteurs…. George et Harry.
 
1977, Let There Be Rock
 
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Let There Be Rock - 1977 - Version australienne + Clip TV de promotion 1977 + Let There Be Rock - 1977 - Version européenne

 

En ce début d’année 1977, la roue du rock’n’roll a tourné pour beaucoup de grands groupes. Le public quant à lui est encore en recherche d’un souffle nouveau aux USA et en Europe.
En Australie, on estime vite le potentiel d’AC/DC que l’on croit tout à fait capable de représenter ce nouveau souffle, et surtout représenter l’Australie.
Dans le Studio ALBERT à Sydney, le groupe compose et prépare ce qui devrait être ce nouvel élan et cela tombe bien car les studios se sont enrichis de nouvelles tables vingt-quatre pistes, remplaçant ainsi les vieilles seize pistes des débuts.

L'album Let there be rock sortira en ce début d’année 1977 et le groupe va tenter de viser les USA.
Avant cela, une tournée anglaise est organisée dès février de cette même année et nos Australiens ont aiguisé leurs crocs.

 

La mésaventure européenne avec Black Sabbath
 
Moitié tête d’affiche ou en première partie, c’est en ouvrant pour Black Sabbath que nos piles électrisantes passeront par l’Europe, dont la France le 05 avril à Paris. Il est à noter qu'AC/DC n’est pas bien vu par les créateurs de Paranoïd.
Si l’on doit résumer le show de nos Australiens, c’est à peu près ce que l’on voit aujourd’hui mais à l’époque on n’aime pas se voir voler la vedette, alors tout est bon pour mettre des bâtons dans les roues… On restreint la scène, on limite les lumières et quand on s’aperçoit que rien n'y fait, c’est le son qui morfle. Lors d’un concert, c’est même l’ampli d’Angus qui prendra feu. Malgré cela, rien n'y fera.

Malcolm Young s’en expliquera un soir dans un bar avec Geezer Butler, le bassiste des Black Sabbath et… AC/DC se fera tout simplement éjecter du "Black Sabbath Tour", la discussion avait viré au… pugilat.

Autre problème, Mark Evans, le bassiste, montre des signes importants de fatigue et même de dépression, les tournées ont été en effet épuisantes. Alors que Malcolm et Angus songent à le remercier, Mark Evans partira de lui-même.

Alors que les rumeurs parlent d’un hypothétique remplacement avec l’arrivée de Glen Matlock, qui vient de se faire jeter des Sex Pistols, une cinquantaine de candidats sont auditionnés et, comme par hasard, c’est un certain Cliff Williams qui remporte la place assez facilement avec un 20/20 pointé. En vérité, c’est le manageur d’AC/DC, Mr Browning,  qui avait repéré le "gentleman". Il lui avait suggéré de jouer avec un médiator et lui avait filé toutes les tablatures avant même l’audition. Ce manageur n’avait pas voulu interférer officiellement dans les candidatures, ayant formé suffisamment le prétendant, il était évident qu’il obtiendrait la place.
 
Cliff Williams arrive dans un AC/DC en pleine expansion, la preuve avec ce Bad Boy Boogie Live à Londres en 1977

 

Pour Angus Young, Cliff Williams a été surtout choisi pour son physique avantageux… Ne nous voilons pas la face, Cliff Williams est un très joli parti, de quoi attirer le meilleur du public féminin, voire autre (rires).

De juillet à septembre 1977, AC/DC va aborder les U.S.A avec leur tactique habituelle : concerts, concerts, et encore des concerts. Le groupe joue aussi bien dans des petits clubs qu’en bas de l’affiche dans des festivals. La presse va gentiment les bouder, les ignorer mais, en parallèle, le bouche à oreille fonctionne parfaitement et cela va se révéler payant.

A la mi-septembre 1977, AC/DC fera un crochet par l’Europe et si la France est privée de ce crochet, Bon Scott profitera de quelques jours off pour traîner du coté des studios de Pathé Marconi à Boulogne-Billancourt, afin d’y voir les Rolling Stones y enregistrer Some Girls.

Il y rencontre un certain groupe local, TRUST, et se liera d’amitié avec Bernie Bonvoisin.

Bernie Bonvoisin et Bon Scott, l'histoire d'une amitié indissociable...

 

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Message #1740 sur Inwë[B]zine
Auteur :
JLzeMAN




Ecrit le 12.03.2010


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