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Hyadningar - The Weak Creation

Hyadningar - The Weak Creation


Style: Black Metal


Liste des morceaux :

1. The Beast Within
2. Templars of the Black Sun
3. Haven of Death
4. Gates of Hopeless Life
5. The Weak Creation
6. Forsaken
7. A Swan as Messiah
8. Ephemeral

Chronique :

Hyadningar est un groupe que j’ai connu grâce à son passage à la Miroiterie de Paris en 2009 ; malheureusement en tête d’affiche,  je n’avais pas pu rester jusque là ce soir là. Quelle déception ! Bref c’est un plaisir de découvrir les profondeurs d’un album riche et varié, qui possède le talent et garde une identité, tout en allant fouiner dans des variantes diverses. Puisque certains ne lisent pas ni les intros ni les conclusions, autant vous dire dès maintenant que j’ai ouï-dire que le chanteur aurait prêté sa voix à un somptueux groupe de Black/Dark : Bethlehem.

Pour changer des albums Black habituels, l’opus s‘introduit…pas ! Il commence soudainement, contrastant très vite avec des riffs plus cools et plus dansants. Le premier titre alterne donc entre brutalité - tout en restant dans la mélodie- et petits passages aux sonorités épiques, sur lesquels la voix semble d’ailleurs se calmer ; on a même droit à de la voix claire. Du reste, les vocaux sont assez variés : tantôt aigus et criards, et dans ce cas clairement haineux, tantôt graves et plus lourds, limite Death, se fondant dans la musique comme il faut. Sans avoir le meilleur son au monde, le batteur nous en met déjà plein la figure, et c’est dans une explosion instrumentale que repart le titre après un interlude épique.

Gros contraste avec Templars of the Black Sun qui s’introduit à la batterie et arrive d’emblée dans une veine plus dépressive. Le rythme est complètement ralenti, la basse fait un très beau travail d’accompagnement, avec des arpèges descendants comme si elle voulait nous indiquer le chemin des abîmes. Et puis finalement le tout s’accélère, la voix s’aggrave un peu, et le côté démoniaque et destructeur du Black ressort. Après un interlude, les deux guitares sonnent comme un concerto classique en flânant dans les aigus, ce qui forme un contraste avec la voix Black qui enchaîne le texte de manière passionnée. La longueur du titre passe inaperçue !

Haven of Death débute par l’unique apparition, tenez-vous bien, de ce qui ressemble à…une mandoline ! On retrouve une veine très dépressive, où domine une ligne de guitare aux notes mélancoliques, suivie par une voix hurlante de désespoir. L’ensemble se répète ainsi durant environ cinq minutes tout en variant les rythmes. La batterie ne chôme tout de même pas derrière et propose pas mal de petits breaks bien maîtrisés et, plus tard, la double s’en mêle pour offrir quelque chose de plus saccadé et de plus brutal. La fin du titre diffère et semble plus épique et mélodique à la Primordial (Empire Fall).

Avec Gates of the Hopeless Life, on retourne sur un Black rageur, sans oublier des riffs entraînants en rythmique, une ligne solo pour donner du relief ô combien réussi, une utilisation de cymbales conséquente offrant une touche démoniaque, et un incroyable dynamisme par-dessus le marché. Mais finalement, et à mon humble avis, je trouve que la voix manque de profondeur, dans le sens où elle se fond trop dans la masse. Cela n’empêche pas qu’elle soit de très bonne qualité ! Plus tard, le temps semble se suspendre un moment sur quelques notes isolées, puis l’ensemble repart, accompagné de la double qui vient y amener de la puissance, avec toujours cette ligne de guitare solo qui donne toute la mélodie.

The Weak Creation ; décidément le groupe n’aime pas les intros. On entre sans transition dans quelque chose de différent pour commencer, pour arriver finalement sur un Black similaire au titre précédent (ah si en fait il y avait peut-être une intro !), excepté une ligne solo plus rapide. On a droit à des alternances de rythmes très contrastantes, où les ralentissements proposent un travail sensationnel avec les deux guitares. Au bout de quatre minutes, un renouveau de puissance engendré par un hurlement terrible nous happe ; succédé une fois de plus d’un moment plus calme où les notes s’enchaînent de façon harmonieuse.

Forsaken est un bon exemple pour démontrer le travail des guitares ; les deux lignes sont bien distinctes et surtout hyper audibles ! Ce qui n’est pas toujours courant dans le milieu du Black. Vers la fin du titre, une fois de plus le temps se ralentit sur un peu d’acoustique, où la voix devient déchirante à souhait, sur une batterie très travaillée qui garde une ligne soutenue.

Sur A Swan as Messiah,  au premier abord, on a un titre plus lourd, les guitares sont un peu moins en avant, couvertes par la double pour un effet Black puissant et bourrin. Mais comme le groupe cherche à être Hyadningar, à côté de ça,  la basse propose un accompagnement très présent et indispensable. Par moment on rencontre un rythme bien plus franc, marqué par de brefs arrêts percutants.

A Swan as Messiah et Ephemeral s’enchaînent sans transition, et ça sent la fin. On est plongé dans une atmosphère sombre et sereine, entre une ligne directrice de quelques notes et du slide picking qui fait toute l’originalité. Ce qui est incroyable, c’est que ça dure comme ça pendant 5min30, mais qu’on est inévitablement envoûté par ce que font les musiciens. La voix vient s’y rajouter et se lamenter, la batterie s’amplifie discrètement, puis au bout de 5min30, l’ensemble retrouve son énergie et repart dans un Black un peu plus linéaire par la double. Dans ce titre, on a l’impression que toute la haine se lâche, comme si elle était retenue jusqu’à présent. Comme sur Templars of the Black Sun, on entend une seconde voix qui accompagne ; les deux semblent terrassées et au bord de la détresse. C’est avec une accalmie que s’éteint l’album, au bout de 10min, où des larsens et des bruitages d’électrocutions semblent y mettre fin.

On entend bien que chacun des instruments a son importance et n’est pas posté là par hasard. Et ça, ça fait plaisir, car ça prouve que le groupe fait sa musique avec passion. Le rythme varié et travaillé est entraînant si bien qu’il est impossible de s’ennuyer. Quelque chose de puissant se dégage des compos, quelque chose d’original, de riche, qui fait que le combo est d’une grande efficacité.  Moi maintenant, je ne demande qu’une chose : de les voir enfin sur scène !

 

Liens :

Myspace
Label : Total Rust


rgion : Haute-Normandie
France

Message #1869 sur Inw[B]zine
Auteur :
Abrahel





Ecrit le 16.03.2010


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