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Headcharger

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                                                                CR: Florian Giffard

 

Pouvez-vous nous dire quelques mots qui feront office de présentation du groupe ?

ROM : Alors, le groupe HEADCHARGER s’est formé en 2004 (des cendres du groupe hardcore doggystyle…), avec comme membres : Seb au chant, Guillaume à la batterie, David et Antony aux guitares et moi à la basse. On vient de France, et plus précisément de Caen en Normandie. Pour le style de musique, on pratique un big rock, où se mélangent influences métal, hardcore, stoner… On vient de sortir notre troisième album, intitulé « The end starts here », sur le label français XIII BIS Records, distribué par Sony.

 

Vous avez sorti, en début de cette année, votre troisième album. On sent, même si je ne vous cache pas que je vous ai découvert lors de la rédaction de la chronique de The end starts here, que le groupe a atteint un niveau, si l’on en croit les autres journalistes, supérieur à celui des deux albums précédents. Pensez-vous avoir atteint un nouveau pallié dans votre carrière musicale ?

ROM : C’est complètement ça. Avec ce troisième opus, on a vraiment réussi à mixer toutes nos influences, même si c’était pas gagné au départ. Tous les cinq, on vient d’horizons assez différents du rock au sens large du terme : certains sont plus rock 70’, d’autres plus métal, hardcore, et certains plus pop, rock, hard rock ! On est beaucoup plus mature, musicalement parlant, que sur nos deux précédents albums « Headcharger » (2005) et « Watch the sun » (2007). Ces albums étaient plus brut de décoffrage, plus direcst, vraiment axés sur l’efficacité. Avec « The end starts here », on a passé un cap, on a tenté plus de choses dans nos compositions : plus de mélodie, de l’acoustique, de l’harmonica, différentes sonorités pour les guitares, plus d’harmonies de guitare… et pleins d’autres trucs, mais tout en gardant notre côté énergique, qui nous caractérise ! En somme, on s’est fait plaisir !

 

Je parlais plus haut de The end Starts here, on remarque que cet album regorge de styles différents (Rock « Texan », Stoner, heavy metal, Sludge…). Est-ce une volonté du groupe de ne pas s’enfermer dans un même style ou est-ce dû tout simplement au hasard des compositions ?

Antony : Un peu des deux à vrai dire. On a composé plus de vingt titres pour ce disque, sept ou huit sont passés à la trappe. On ne voulait ni un album fourre-tout, ni un album linéaire, je pense qu’on a réussi à trouver un bon milieu ! Perso, y’a rien de pire qu’un album où sur douze morceaux t’en as six qui font doublon. Par contre, un des mots d’ordre pendant les périodes de composition était de garder une unité dans tout ça. Il y a un feeling rock qui est présent dans tous les titres, que ce soit une ballade acoustique ou un morceau speed et agressif…

ROM : C’est ça, on ne s’est pas fermé de portes, on a joué ce que l’on avait envie de jouer, sans se poser de questions, et on y a pris d’autant plus de plaisir ! On ne veut pas s’enfermer dans un style particulier : on préfère un album un peu plus varié, avec différentes couleurs musicales (sans pour autant faire un album totalement disparate) pour éviter de s’ennuyer. Bref, on s’est laissé aller dans la composition, et ça a donné « The end starts here », pour moi, notre album le plus abouti à ce jour !

 

Dès qu’on vous écoute, on ne peut pas passer à côté de vos influences made in US. Avez-vous comme projet de partir à la conquête de l’Ouest ?

Antony : Un rêve, oui, un projet, je ne sais pas. C’est dur d’être français et d’être pris au sérieux outre-Atlantique. Cependant, tous les interviewers qui nous ont interviewés à l’occasion du Sonisphere anglais étaient vraiment surpris qu’un tel album puisse venir de France ! Pour nous, même si on adore notre pays, c’est quand même un sacré compliment !

ROM : Evidemment, comme beaucoup de groupes, on rêverait d’aller parcourir les routes US… Mais bon, partir pour partir, ça nous pose un problème aussi, on veut pas se retrouver dans trente plans à l’arrache, devant vingt personnes, et perdre un max de fric ! On attend notre heure en somme… héhé ! On verra bien si des options se profilent,  mais c’est clair qu’une bonne tournée là bas, on prend !

 

 

                                                        CR: Florian Giffard

 

Maintenant que cela fait quelques mois que The end Starts here est sorti et que vous avez plus de recul, quel est votre sentiment à l’égard de votre dernier-né ? Satisfaits ?

ROM : Oh que oui, d’une part parce que l’on est content de nos compositions et du son de l’album, et aussi parce qu’il a vraiment plu au public et aux médias. Je peux te dire que ça fait sacrément plaisir quand on a que des bons retours, ça motive pour en faire un autre encore meilleur !!!

Antony : A vrai dire, l’actu pour nous, c’est plutôt le prochain album. On a déjà attaqué les compos, même si avec toutes les dates qu’on a eues, ça n’a pas été simple. Maintenant que les festivals d’été sont finis pour nous, on s’y remet à bloc, avant de réattaquer les concerts à la rentrée.

  

Du point de vue technique, dans quelles conditions s’est déroulée la réalisation de l’album ?

Antony : C’est moi qui l’ai enregistré. En fait je possède un studio d’enregistrement, le Studio de la Souleuvre. Les albums précédents avaient été aussi faits ici, mais avec Serge Morratel qui venait de Genève pour produire l’album. Cette fois-ci, on se sentait prêt et suffisamment sûr de ce qu’on voulait pour tenter de voler de nos propres ailes. Du coup, on a pris le temps de peaufiner les choses, d’aller au bout des idées, et surtout de ne pas se brider !

ROM : On a pris un bon mois pour tout faire, on a pu tester un max de sonorités, d’arrangements, d’instruments (harmonica, percussions…). On n’était pas trop pressé par le temps, et ça c’est vraiment un luxe ! Ensuite, c’est Guillaume, notre ingénieur du son en live, qui s’est occupé du mixage, pendant environ deux bonnes semaines. On a pris le temps de tout peaufiner, sans pour autant que la production devienne « too much », on a pris le temps de laisser vivre le son, un peu comme en live…

 

Avez-vous changé certaines choses par rapport au mixage et enregistrement de vos albums précédents ?

ROM : La chose qui a vraiment changé, c’est que l’on n’a pas fait appel à Serge Morattel (Knut, Houston swing engine…) pour la production de l’album. Mais même si on a tout fait seul, ça a  été aussi possible grâce à l’expérience que l’on a acquise avec Serge, sur les deux précédents albums. Et puis, comme d’habitude, on est passé par l’américain Alan Douches, au West side studio (Mastodon, Sepultura, Converge et bien d’autres), pour le mastering ! Il commence à bien nous connaître, et sait comment optimiser notre son avec le mastering !

 

 

 

 

Qu’avez-vous eu comme sentiment en jouant, pour la première fois si je ne me trompe pas, dans un festival comme le Sonisphere tout d’abord en Espagne puis au Royaume-Uni début août ?

ROM : Tout simplement énorme… sincèrement, on n’y a pas cru avant d’être sur ces deux scènes… C’est quelque chose de tellement énorme, deux festivals qui regroupent plus de cinquante mille personnes à la fois (vingt-cinq mille personnes par soir à Madrid, cinquante-cinq mille par soir en Angleterre). Tu peux être sûr que l’on s’est fait plaisir, et que l’on a tout donné. Et c’est assez flatteur, car on est le seul groupe français à avoir participé à cet évènement… D’abord en Espagne, et comme ils ont vraiment apprécié, ils nous ont proposé de venir en Angleterre ! Que du bonheur quoi !

Antony : En fait, tu te sens comme un gamin à Disneyland…c’est à ça que doit ressembler le paradis quoi ! T’es là en loge à boire des bières à coté de Dave Lombardo, de Jerry Cantrell…tu discutes avec eux, tu leur files des albums, etc etc… Le moment fort pour moi, c’est le concert de Rammstein vu du coté de scène, c’était une expérience incroyable ! Les flammes, les feux d’artifice, c’était complètement taré ! Et puis avec Dave Mustaine et Chino Moreno à coté de moi, je me sentais assez bien entouré ! héhéhé !

 

Outre le Sonisphere, vous tournez pas mal ces temps-ci, comment s’est passé la tournée du dernier album ?

ROM : Et bien écoute, pour le moment, on en est qu’à la première partie de tournée… Tout se passe très bien : une bonne audience, de très bons retours de nos lives, pas mal de dates bookées… Mais on en veut encore plus. On a pu roder un bon set, et maintenant, on est tous lancés, on ne veut plus que ça s’arrête !

 

Avez-vous une anecdote en particulier par rapport à l’un de vos concerts de cette tournée ?

 ROM : Bon allez… je me lâche car c’est moi que ça concerne et que c’est le seul truc qui me vienne à l’esprit ! Au Sonisphere espagnol, j’étais comme qui dirait un peu bourré (on fêtait notre arrivée sur le site, la veille de notre concert !), et aussi bien crevé des dix-sept heures de route pour y arriver. Je me suis un peu endormi par terre, le long du camion, et j’ai failli me faire embarquer par la croix rouge, ils pensaient que j’étais dans le coma ! Heureusement que mes potes du groupe sont arrivés juste à ce moment, sinon je me retrouvais avec un tas de mecs bourrés, et surtout je ne sais où !!! Ca m’a réveillé en tout cas, et j’ai pu mater Suicidal tendencies juste après, en bord de scène, en pleine forme !!! eheheh. Une expérience plutôt rigolote, et je me fais bien chambrer.

  

Je vous laisse le dernier mot et j’espère vous revoir bientôt en Belgique. J

 ROM : Je te remercie, de la part de tout le groupe, pour ton soutien, et pour nous avoir accordé de ton temps à écrire cette interview ! Au passage, j’en profite pour vous dire que l’on jouera le 16 octobre à Liège (donc chez vous) au centre culturel de Chenée avec Do or die, Aqme, Darkness dynamite et bien d’autres, pour la guerre des gaules, deuxième édition. On espère vous y voir nombreux !!! Peace.

 

 

Prochaines dates :

 

17 Septembre 2010 - MJC LE SILO - VERNEUIL SUR AVRE (76)

18 Septembre 2010 - FESTIVAL DU METAL A LA CAMPAGNE - REXPOEDE (59)

25 Septembre 2010 - EKLECTIK NIGHT – LOUVIGNY (14)

08 Octobre 2010 - YUKON BAR – COLLOMBEY (SUISSE)

09 Octobre 2010 - ATERLIER DES MOLES - MONTBELIARD

16 Octobre 2010 - CENTRE CULTUREL CHENEE – LIEGE (Belgique)

21 Octobre 2010 - NOUVEAU CASINO - PARIS (75)

22 Octobre 2010 - CLAC'SON – OULLINS (69)

05 Novembre 2010 - LE TAMANOIR - GENNEVILLIERS (92)

25 Novembre 2010 - SUNSET BAR – MARTIGNY (SUISSE)

26 Novembre 2010 - RKC – VEVEY (SUISSE)

 

Liens :

Chronique de The End Starts Here

Site

Myspace

 

 


 


rgion : Haute-Normandie
France

Message #2283 sur Inw[B]zine
Auteur :
Peps





Ecrit le 14.08.2010


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