retour à la liste des Interviews

M.Z.

M.Z.


 

 

 

 

Pouvez-vous, en quelques mots, présenter le groupe aux lecteurs d’Inwëbzine ?

MZ est un groupe de Lyon. Nous pratiquons du métal néo-classique parfois à tendance symphonique depuis plus de dix ans maintenant. Soit avec des compos bien à nous (comme c'est le cas sur le dernier album), soit sous la forme d'un projet "annexe" de tribute-band à Yngwie Malmsteen : MZ's Shining Force.
La signification du nom du groupe : MZ c'est simplement les initiales des deux membres fondateurs de ce groupe : moi-même Markus à la basse (M) et Zan, le guitariste (Z).

 

Vous venez de sortir votre sixième album intitulé Heavenwards. Comment se sont passées la réalisation et la production de cet album ?

Ça fait un sacré bout de temps que nous travaillons sur « Heavenwards », toutes les étapes de sa réalisation occasionnaient une somme de compromis et d’interminables discussions autours du moindre petit détail ! Ce fut vraiment une libération lorsqu’il est sorti. On a tout fait « à la maison »   comme on dit,  j’espère que, pour les auditeurs, les attentes sont à la hauteur du résultat. Et, c’est Alain Ricard et son label Brennus qui distribue le disque.

 

Généralement comment se passe l’écriture des albums ? Est-ce tout le temps Markus et Zang qui écrivent les textes et la musique ?

Celui qui a un titre le présente aux autres. En instrumental. Tout le monde participe ensuite aux arrangements instrumentaux puis on travaille sur les mélodies de chant puis, enfin, sur les textes. Oui, c’est Zan et moi qui écrivons les musiques. Et, souvent à partir d’idées ou de thèmes collégiaux, c’est moi qui écris le texte.

 

Avec un peu de recul, quel regard avez-vous sur Heavenwards ? Satisfaits ?

C’est, à mon avis, un très bon disque, avec de belles chansons, faites pour la plupart pour le live. Qui ont d’ailleurs très bien passées cette épreuve. Mais, en fait, souvent en lisant les critiques de  la plupart des webzines, je dois avouer que je suis mitigé. Bref, avec la somme de boulot que cela représente, ça me désole un peu qu’il y ait des gens qui disent du mal, qui chipotent sur des détails. Bref, je crois que le « néo-classique » ne sera jamais compris dans notre beau pays. Dommage.

 

 

 

 

 

A l’écoute, on se rend très vite compte de l’influence, en plus de celle des compositeurs classiques, qu’un monument comme Yngwie Malmsteen a sur vos compositions. On ressent aussi un côté très japonais sur votre dernier opus je trouve.  Sont-ce vos principales influences ?

En fait, je n’en sais rien. C’est sans doute vrai puisque tu y as pensé. De mon côté, j’écoute énormément de groupes de métal mélodique et, chacun à son niveau, tous m’influencent, j’en suis certain.

 

Quand je parlais de côté japonais, pouvez-vous nous en dire plus (sauf si je me trompe) à ce propos ? N’avez-vous pas l’impression que votre groupe aurait beaucoup plus de retour si vous évoluiez au pays du soleil levant ?

C’est ce que tout le monde nous dit en tout cas. Mais, franchement, je ne crois pas que les membres du groupe voudraient se donner les moyens de percer au Japon.

Pour revenir aux influences, Zan, surtout, écoute beaucoup de rock japonais (X-Japan, Malice Mizer, etc…). De mon côté, j’affectionne d’avantage le côté métal (Ark Storm, Concerto Moon, Loudness, etc…)

 

 

 

 

Cela fait maintenant depuis deux albums que Jean-Jacques Fanciullotti a rejoint l’aventure. Comment s’est passée son adaptation au sein du groupe et, par la même occasion, comment s’est déroulé le passage entre un groupe uniquement instrumental et un groupe à chanteur ?

Son adaptation s’est bien passée. Mais cela fait longtemps maintenant. Plus de cinq ans. Pour qu’il puisse se sentir à l’aise tout de suite sur scène, on a pratiquement changé de A à Z notre répertoire. On ne jouait que des morceaux de « Nostalgic Heroes » et deux adaptations chantées de titres de « Romantic ». Ça a été dur (enfin pour moi surtout) de mettre une croix définitive sur les trois premiers albums.

 

On sent que la voix de Jean-Jacques convient à merveille au style du groupe. Comment s’est passé son recrutement ? Avez-vous fait beaucoup d’auditions ?

Je connaissais Jean-Jacques depuis très longtemps. Et je savais qu’un jour on jouerait ensemble. Il a choisit le moment opportun, l’orientation musicale de MZ lui plaisait beaucoup à partir de ce moment là.

Nous n’avons donc auditionné personne d’autre évidemment.

 

Etant belge, je ne connaissais pas du tout votre groupe avant de recevoir votre dernier album à la rédaction d’Inwëbzine. Comment se fait-il que M.Z., qui est une machine qui tourne, ne fait pour ainsi dire pas de concerts si ce n’est dans votre région ?

Difficile à expliquer. On peut simplement dire que MZ ne donne presque pas de concerts parce que nous ne sommes pas assez populaires pour que nos concerts « longue distance » soient rentables. De plus, faire des concerts, même près de chez nous, c’est lourd à gérer dans nos emplois du temps respectifs. Donc, on en fait très peu.

Je dois tout de même ajouter que, grâce à nos amis du groupe Rozz, nous avons fait deux concerts dans le nord, près de chez toi en 2009 et 2010…

(On peut toujours aller voir des extraits de nos concerts sur YouTube, il y en a un bon paquet.)

 

Je voulais aussi vous parler de la pochette (artwork) de Heavenwards. Que représente le symbole présent sur la couverture ? Et aussi, je trouve le livret un peu décevant, est-ce une volonté du groupe de ne pas gâter les amateurs (comme moi je l’avoue) de belles pochettes ?

Le symbole c’est le logo du groupe depuis le deuxième album. C’est une espèce de rune médiévale (inventée) : comme un fil rouge sur tous nos visuels.

Je suis vraiment désolé pour le livret, nous n’avions que très peu d’argent à investir pour le pressage des CDs. Faire faire une pochette par un pro ça coute plus cher que la production totale du CD ! Mais, moi, je la trouve très jolie la pochette, bien inspirée, facile à retenir, un beau visuel. Bon, ok, si on vend tous nos exemplaires et si cela nous rapporte un peu d’argent, on fera une seconde édition en digipack (enfin, j’espère).

 

Par simple curiosité, je suppose (arrêtez moi si je me trompe) que le nom du groupe est issu des initiales des prénoms des deux membres fondateurs à savoir Markus et Zang. N’avez-vous jamais voulu trouver un « vrai » nom après l’arrivée de Laurent et de Jean-Jacques ?

Oui, tu as raison, c’est bien ça. Mais, MZ ça veut aussi dire d’autres choses. A toi de chercher !

Plus sérieusement, on en a parlé mais le groupe était déjà assez « connu » à cette époque (sauf en Belgique visiblement !). Cela aurait sans doute gâché tout le travail de promo accompli jusqu’alors.

De plus, je me permets tout de même de signaler que Laurent est arrivé dans le groupe en avril 2000. Et, à tout moment, tout le monde a adhéré au nom du groupe.

 

 

 

 

Markus, j’ai lu dans une interview que tu as accordée au site leseternels.net que tu envoyais deux fois par ans des démos à Yngwie en personne ! Qu’en est-il ? Peux-tu un peu nous expliquer ta passion pour tonton Yngwie ? 

Je n’ai hélas aucune de ses adresses personnelles, j’envoie donc des mails et des vidéos à son management. Je n’ai jamais eu de réponse… Je n’ai pas assez de culot : il faudrait que j’aille le rencontrer en Floride ou que je le suive en tournée pour qu’il me remarque. Mais je ne dois sans doute pas avoir le niveau pour jouer avec lui… Enfin, j’essaie un peu quand même. On ne sait jamais. Comme dirait l’autre, sur un malentendu ça peut marcher !

J’ai découvert la musique d’Yngwie lorsqu’il était dans Alcatrazz, j’avais 15 ans. Ce fut une révélation… Et je ne te dis pas quand son premier album est sorti. J’ai dû l’écouter cinq fois par jour pendant un an ! Je me suis mis à la basse peu après : tout le monde se mettait à la guitare, moi je voulais jouer de la basse comme lui ! (Il faut écouter le morceau « Krakatau » pour comprendre !)

Quand j’étais très jeune, on écoutait beaucoup de musique classique à la maison. En parallèle, pas vraiment avec l’accord « culturel » de mes parents, j’écoutais du hard-rock (notamment Kiss, Scorpions, AC/DC, etc…). Yngwie c’est le chainon manquant entre les deux musiques qui me passionnent. Grâce à lui, la musique rassemble et réconcilie tout le monde (notamment dans ma famille !)

Avant lui, il y avait Ritchie Blackmore mais le mélange était moins évident, je trouve.

 

Quelles sont vos prochaines actus ? Ecriture ? Tournée ?

Pour l’instant on va essayer de faire une bonne promo (et de rendre les interviews à l’heure ! sorry) et de se reposer un peu de l’année précédente qui fut particulièrement difficile et éprouvante. Pas de date de prévue. Chacun compose dans son coin et vaque à ses projets musicaux parallèles.

 

Que peut-on vous souhaiter pour la suite de votre carrière musicale ?

Continuer à rencontrer les gens qui aiment notre musique, que le prochain album soit une bombe de néo-classique et qu’il fasse l’unanimité chez les chroniqueurs ! Non, je ne sais pas, ce que tu veux, qu’on soit heureux et épanoui, tout simplement. C’est la chose principale pour laquelle je lutte : le bonheur des gens que j’aime.

 

Je vous laisse le mot de la fin et vous remercie pour cette agréable découverte que j’ai pu faire grâce à votre dernier album.

Merci à toi, c’était super sympa ces questions. Je suis ravi que notre musique te plaise. Tiens-moi au courant si tu veux découvrir les précédents albums.

De plus, je suis vraiment désolé pour le retard pour cette interview : j’ai encore du faire des conneries avec mon ordinateur.

Pour conclure, et à titre personnel, je voudrais continuer à progresser à la basse. C'est un instrument merveilleux avec lequel on peut tout faire et qui me procure un plaisir indescriptible. Merci pour ton interview et à très bientôt j’espère.

 

 

Liens:

Site

Chronique: Heavenwards

 


France

Message #2333 sur Inwë[B]zine
Auteur :
Peps





Ecrit le 16.09.2010


Ajouter un commentaire :

Pseudo
Message
Note :
Code à copier :




Le webzine Le forum Contact/Infos L'équipe
Copyright © 2007-2011 - Tous droits réservés
Agenda Concerts-Metal - Ticket2.live
se connecter