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Arkona - Ot Serdka K Nebu

Arkona - Ot Serdka K Nebu


Style: Pagan folk metal

Liste des morceaux:

1. Prologue
2. Pokrovy Nebesnogo Startsa
3.Slava Kupala!!!
4. Ot Serdca K Neby
5. Oh, Pechal’-Toska
6. Gutsulka
7. Strela
8. Nad Propastiu Let
9. Slavsia, Tus’!
10. Kupala I Kostroma
11. Tsygular
12. Sva
13. Katitsia Kolo
14. Epilogue

Chronique:

Nous avons là une superbe formation venue tout droit de Moscou et qui nous entraîne dans le monde merveilleux du paganisme! Cette galette est un concentré de sensations fortes et d’originalité vraiment exceptionnelles. Son écoute a le pouvoir de nous faire oublier le monde dans lequel nous vivons, et il est difficile de ne pas ressentir mystère, extase et évasion! En effet, l'album détient un tel côté mystique qu’il offre une magie imparable. Comment résister à un black agrémenté d’instruments traditionnels tels que la cornemuse, la flûte ou la guimbarde sublimement maîtrisés? C’est dynamique, passionné, varié, et talentueux…que demander de plus? Vous l’aurez compris, si j’en fais autant d’éloges, c’est que cet album m’a plu à un point rarissime. Et pourtant, aux premières écoutes, je n’ai pas vraiment accroché (merci Napalm Records), sûrement dû au style particulier. Aujourd’hui, je ne m’en passe plus, cet album est une drogue! Fans de pagan/black, vous découvrez là une perle…

C’est avec le prologue que nous arrivons sans escale dans un monde mystérieux, causé par un souffle musical magnifiquement embelli par de noirs bruitages et une guimbarde qui nous plante le décor fantastique. Là, je m’imagine, errant dans une forêt, sombre et isolée, où je rencontre une femme (Masha) me parlant en russe, (langue qui aide à ce côté mystique!) et qui ne me dit rien qui vaille.
Pokrovy Nebesnogo Startsa est du black pur et dur, mélodieux est bien rythmé où l’on ne peut s’empêcher de bouger la tête. On entend les premiers vocaux saturés féminins (assez rare), et lorsque la cornemuse arrive, aussi dynamique soit-elle, on rencontre la deuxième phase d’extase. Moi ça me donne envie de lever le bras et de crier « hey! Hey! Hey! ». Petit passage atmo, habillé d’accordéon, de guitare acoustique et de flûte qui me vaut encore un coup de cœur, et on repart gentiment dans le saturé. Des chants clairs arrivent, qu’on ne peut éviter de fredonner aux délicieux chœurs masculins. Une fois de plus, ce superbe passage atmo, qui refuse d’ouvrir mes yeux et de quitter ce doux rêve…
Un feu crépite, une petite intro acoustique, et on repart sur un Black gentillet, accompagné de cris rageurs et de cornemuse. La particularité de ce titre: les chants clairs, entraînants à souhait, rapides et sans paroles, suivi d’une rythmique hors pair…Le voyage continue!
Sur Ot Serdca K Nebu, une flûte nous offre une mélodie d’une beauté exquise, et Masha nous chante, toujours dans sa langue natale et d’une voix claire, des paroles toujours rivées sur le paganisme. On retrouve là un petit passage très folk et acoustique, et je n’imagine pas ce titre sans cette flûte…Un Black revient, et la transition est une telle réussite qu’elle ne choque en rien.
Oh, Pechal’-Toska Ici, ça commence tout doucement. Peu de musique, mais toujours la voix de notre chanteuse bavarde. Tout reste tranquille, grâce à un piano simpliste, et pas mal de bruitages très bien trouvés.
Gutsulka. Ce titre est splendide. De la cornemuse, ni plus ni moins, qui sera accompagnée quelques secondes plus tard d’une rythmique aux couleurs du Moyen-âge.
Avec Strela, lenteur et douceur sont au rendez-vous. Il n’y a pas grand chose à ajouter, si ce n’est que l’équilibre parfait du Metal, des chants et des instruments folks.
Dans Nad Propastiu Let, nous sommes plongés dans une nuit hivernale au milieu d'une forêt, ce sont les loups qui nous le disent. Suivi d’un black mélodieux et symphonique, ceci étant inévitable. Juste agrémenté de cornemuse et d’un rapide chant Black. Un passage folk comme on en retrouve dans l’opus, avec, pour une fois, les paroles d’un homme, et un air qui rappelle ceux des contes maléfiques. Une jolie mélodie au piano, et le tout repart, pour finir sur un synthé et quelques bruitages, me donnant l’impression de fuir quelques créatures mystérieuses au milieu de ma forêt, me retournant sans cesse sur mon passage.
Le jour se lève sur Slavsia, Tus’!, les oiseaux chantent, et la flûte nous réveille par une mélodie monstrueusement belle. Le synthé détient une grande place ici, notre chant féminin refait son apparition, accompagné de nos choeurs masculins, d’une guitare acoustique, et d’une musique tout simplement sublime, qui, après ma course folle, me donne cette impression de douceur qui se veut rassurante.
Kupala I Kostroma nous redonne du dynamisme, toujours suivi par la flûte et par les chants féminins, sans arriver sur de la brutalité, mais plutôt quelque chose qui donne envie de sauter et de danser grâce aux fameux « eeeehhh » de Masha!
C’est sur un air de cornemuse que naît de Tsygular, juste douceur et sérénité.
Sva: Du vent, une fois de plus, des pas se font entendre dans l’herbe sèche, et on part sur une compo de black sympho, accompagné de quatre notes de flûte répétées au début, rajoutant cet authentique air triste. Un passage folk, un chant féminin, on se retrouve sous la même configuration que Nad Propastiu Let, sauf que le titre meurt en douceur.
Un coup de tonnerre retentit sur Katitsia Kolo , qui sera suivi d’un doux metal, de chuchotements, de chants black, le tout sur un rythme simple, dont le décalage renforce la tonalité du titre. La fin est soutenue par un chant très particulier, indescriptible, écoutez donc…
L’épilogue arrive, et l’album se meurt tout comme il est né, par un souffle musical nous offrant ce mystère, dont le chant de Masha nous rappelle comme un rituel, accentué par une voix masculine incantatrice.


En conclusion, cet album frôle la perfection et est pour moi un indispensable dans la discographie d’un folkeux! Un petit reproche? Le chant. Je ne suis pas accro de toutes voix confondues de cet opus, mais je n’irai pas jusqu’à dire que c’est un défaut, puisqu’elles ont le mérite d’être rares. La longueur de l’album n’est pas un problème, puisque aucun titre ne se ressemble. Je n’avais jamais ressenti autant de choses auparavant sur une oeuvre, digne de ce nom, et si je pouvais le décrire en un mot, je l’appellerais « voyage »…

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Russie

Message #278 sur Inwë[B]zine
Auteur :
Abrahel





Ecrit le 20.07.2008

Commentaires :
  • olivier, le 21.07.2008

    belle chronique (bien détaillée et très vivante), ça m'a donné envie d'aller écouter ce groupe sur myspace.



  • Silencer, le 23.07.2008

    Comment oses-tu critiquer le chant de Masha >.<

    Chaque album de Arkona est indispensable et à lrie cet chronique, ça me donne très très envie d'aller l'acheter à l'instant même.





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