retour à la liste des Fiches de groupes

Deep Purple

Deep Purple


 La dernière mouture (n°8, excusez du peu)

La biographie complète de Deep Purple peut avoir du mal à tenir dans un bouquin de 500 pages, alors il va falloir que je résume de manière efficace.

INTRODUCTION

Deep Purple, c'est un des fondateurs du hard rock/métal, un défricheur au même titre que Led Zep et Black Sabbath, et qui a connu des moments de gloire, des ratages et craquages complets, des changements de formation divers et variés, et aujourd'hui, en 2009, le groupe est toujours vivant. Ca relève du miracle....

Deep Purple, c'est aussi une grande famille, avec tous les défauts que ça peut comporter : coups bas, trahisons en tous genres, etcetc, ils ne se sont pas ennuyés pendant ces.....40 ans de carrière.

C'est encore une quantité assez impressionnante de musiciens surdoués, dont les membres ont fait un peu de tout et n'importe quoi. Prenez le bassiste Roger Glover, qui a sorti "Love is all" à la fin des années 70 (avec la grenouille qui chante), et le guitariste R. Blackmore, qui a rangé l'électrique au placard et qui se complaît dorénavant dans un style médiéval, sans les ours bien sûr.

Certains ne retiendront que ça de Deep Purple, et c'est bien dommage, car ils ont fait bien mieux....si vous voulez savoir ce qui est arrivé avant et après au groupe, il va falloir lire la suite.

LES DEBUTS DU GROUPE (1968-1969)

Tout commence en 1968, Deep Purple n'existe pas, mais se fait appeler Roundabout ("rond-point", c'est un peu laid), mais sous la houlette du guitariste Ritchie Blackmore, le groupe change de nom et se fait appeler Deep Purple (le pourpre profond, titre d'une chanson adorée de la mémé à Ritchie).

Avec Ian Paice à la batterie, Rod Evans au micro, Nick Simper à la basse et Jon Lord aux claviers, le groupe aux allures d'équipe de vainqueurs enregistre son premier album, Shades of deep purple.

Grâce à une reprise de Billy Joe Royal, HUSH, voilà le groupe qui se retrouve à la quatrième place des charts US (au niveau fringues, ça détonnait ), pas mal pour un début! Le groupe fait alors dans un style assez dandy et déjanté, avec des compositions un peu alambiquées, tortueuses, faisant penser de suite à des prises massives de produits illicites, ce qu'ils ne confirment pas. Mais à entendre la reprise de Hey Joe, on peut quand même se douter que les neurones ne tournaient pas qu'à l'oxygène et au glucose.

"The book of taliesyn" et "Deep purple", enregistrés à toute blinde, permettent au groupe de se faire un petit nom aussi en Europe.

Mais là où tout va basculer, c'est quand le grand et ténébreux Ritchie décide de mettre de côté le côté psychédélique du groupe, et de mettre plus de distorsion. Exit Rod Evans et Nick Simper, c'est la fin de Deep Purple version I, qui nous a donc offert ces 3 albums :

 

LA FORMATION MYTHIQUE (1969-1973)

Les voici remplacés au pied levé par 2 illustres inconnus, Ian Gillan au chant et Roger Glover à la basse, et le nouveau groupe se rode, nous gratifie d'un album enregistré avec le "Royal Philarmonic Orchestra". Celles et ceux qui avaient reproché à Deep Purple de copier  S&M auraient mieux fait de la boucler. Ce n'est pas Metallica qui a inspiré Deep Purple mais bien l'inverse, puisqu'ils s'y sont mis plus de 30 ans avant les Four Horsemen.

L'album est jugé un tantinet pompeux, mais reste néanmoins un tournant pour Deep Purple : Jon Lord réalise son rêve en montrant que la musique électrique et le classique font bon ménage. Quant à Ritchie Blackmore, le voilà qui réalise la toute puissance du rock dur, et s'émerveille en voyant les musiciens de l'orchestre se boucher les oreilles lorsqu'il gratte sa fidèle guitare. L'homme en noir (tel est son surnom) se dit qu'il est temps de poursuivre dans cette voie, du rock, oui mais du dur, qui cogne les tympans, qui fait passer Billy Holliday pour un Yves Duteil des temps mordernes. Place au Hard Rock.

Et c'est là que tout s'emballe, Deep Purple enregistre un de ses albums phares, In Rock. La maison de disques, qui n'a rien compris, demande au groupe de rentrer en studio pour améliorer le niveau de l'album. Ainsi sort Black night , qui vient accompagner l'album. Succès gigantesque, l'album est bourré de hits, se fait technique, et contient son lot de morceaux de bravoure, en particulier avec Child in time, mix complètement cinglé et génial de classique et de musique qui bastonne. Il suffit d'écouter les vocalises de Gillan et le solo de Ritchie pour s'en rendre compte.

Les affaires tournent bien, les dates s'enchaînent. Pour l'instant, tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles, les musiciens sont heureux ensemble, qu'ils en profitent car ça va pas durer .

L'album suivant, "Fireball", est moins bien accueilli, en raison peut être de ces chansons un peu destructurées qui étonnent un peu l'auditeur. Fini, le groupe?

Que nenni!!!!!!!!!! C'est sans compter sur l'opus d'après, qui, enregistré dans des conditions dantesques (dans un hôtel, en toute simplicité, avec des câbles partout dans tous les sens et un camion des rolling stones à la rescousse pour qu'ils puissent enregistrer). Enregistrement dans les chambres,  salles de bain, pour un album dont le son ne sort pas d'un pot de yaourt, j'ai nommé le grand Machine Head (rien à voir avec le groupe Machine Head, d'ailleurs Robb a du mal à supporter D. Purple).

Voilà donc l'album studio qui a fait le plus parler de lui, avec le riff le plus joué au monde, smoke on the water (en référence au fameux club de Montreux où D Purple devait enregistrer, club qui a grillé sous leurs yeux alors que F. Zappa y donnait un concert). Smoke on the water est l'arbre qui cache la forêt, il contient aussi le solo le plus mythique de la formation, sur Highway star, et Pictures of home, et bref il n'y a que des tubes......

L'album sort, l'alcool coule à flots, les nanas affluent. Sex, drugs and rock'n roll, voilà ce qui convient bien à nos 5 empourprés. Rien de tel qu'un live pour immortaliser les performances scéniques du groupe, et voilà donc nos amis qui sortent dans la foulée de machine head, un autre album référence "Made in Japan" : 7 morceaux (7, une habitude chez le groupe), 7 réinterprétations terribles de certains de leurs tubes. Le live de hard rock est né et s'appelle Made in Japan. Les duos guitare/clavier sont des grands moments , et le chanteur en profite régulièrement pour aller retrouver ses groupies et copuler (en rythme ou pas, ça je n'ai pas l'info) .

D'ailleurs, si vous lisez un des nombreux magazines qui vous fait la liste des 100 meilleurs albums de métal/hard rock de tous les temps, cherchez bien il y sera, c'est la vie!!!!!!

 

LA CHUTE S'AMORCE (1973-1976)

Malheureusement, le succès du groupe est inversement proportionnel à la bonne entente qui règne entre eux, et l'album suivant "who do we think we are" s'enregistre sur fond d'engueulades carabinées entre Ian Gillan et Ritchie. Las! La tournée suivante n'arrange rien, pas étonnant, à force de se voir tous les jours, si on part pas sur de bonnes bases, ça peut pas aller.

Et là, c'est le drame.

 

Roger et Ian se cassent de Deep Purple et vont vaquer à leurs occupations, et tuent par la même occasion le célébrissime Deep Purple Mk II, qui aura laissé des bijoux :

 

Deep Purple II est mort, longue vie à Deep Purple III !!!!! Ritchie prend les rênes du pourpre profond et recrute un chanteur, David Coverdale, un second choix ( le premier était Paul Rodgers, alors chanteur de Free et actuellement chanteur de Queen...le monde est petit!!!!!!); mais second choix de roi.. A la basse, j'ai nommé Glenn Hughes. Le groupe semble repartir sur de bonnes bases. Les discussions sur le meilleur chanteur de Deep Purple sont depuis ce jour là intarrisables.

L'album Burn sort dans les bacs, ça sent un peu le manque de préparation, mais il contient quelques brûlots, dont une chanson phare qui contient le riff le plus bourrin du pépère Ritchie : Burn. Avis aux amateurs batteurs, essayez, vous verrez, ça vous tétanise les bras avant la fin de la première minute, Ian Paice s'est lâché sur cet opus. Voulant faire table rase du passé, Deep Purple sort un nouveau live, Made In Europe, qui a visiblement pour objectif de faire de l'ombre à  "Made in Japan". Le pari est raté, même si l'album est réussi. On n'enterre pas comme ça des albums précurseurs.

Au grand dam de Ritchie, Glenn et David se font de plus en plus omniprésents dans le processus de composition, et ça se voit sur le bébé suivant "stormbringer", nettement plus funky et donc assez crispant pour Blackmore, suffisamment crispant pour que lui à son tour décide de se casser.

Deep Purple Mark III est mort, en laissant ces albums.

 

 

 

 

 

 

On fait un point : de Deep Purple du début, il ne reste que le batteur et le claviériste. Du Deep Purple de la très grande époque, il ne reste aussi que le batteur et le claviériste.

Loin de se démonter, la chasse à la perle guitaristique est lancée, et la perle est trouvée : Tommy Bolin, fin guitariste, fan de hard rock heureusement mais là ou ça devient dommage c'est qu'il est aussi fan de drogues dures. On le sait, ce n'est pas très bon pour la santé. L'album "come taste the band" sort, ne fait pas un carton même s'il contient de très bons titres, comme "you keep on moving", les concerts s'enchaînent, de même que les prestations moyennes, hormis un sursaut en Floride. Tommy finit par surestimer sa ressemblance avec Mythridate et meurt d'un overdose. Adieu Tommy, et par la même occasion, adieu Deep Purple.

C'en est donc fini du groupe, tout du moins dans les années 70. La seule offrande studio de Deep Purple Mark IV est donc celle ci :

 

 

 

SILENCE RADIO (1975-1983)

Roger Glover, visiblement pas à court d'idées dès qu'il s'agit de ramasser des thunes, sort un album, the butterfly ball, qui contient son gros gros hit en puissance "love is all", chanté par Ronnie James Dio, grand (par son talent) chanteur de métal.

Blackmore, lui, prend le pouvoir au sein de rainbow, qu'il fait renommer Blackmore's rainbow, on sent le despotisme de notre guitariste, et le groupe connaît un succès fulgurant et des changements de formation en nombre. Roger Glover finit par rejoindre le groupe.

Ian Gillan, bon chanteur mais investisseur très perfectible, est rapidement dans la mouise et finit par accepter le poste de chanteur au sein de Black Sabbath (pour l'argent, il le dit lui-même). Ozzy, pendant ce temps là, est parti avec le fabuleux Randy Rhoads former son projet solo.

L'album de black sabbath "born again", est, disons le clairement, une bouse gigantesque. Cet album et la tournée qui ont suivi ont d'ailleurs fortement inspiré le film Spinal tap.

Ian Paice et Jon Lord n'ont pas arrêté la musique, d'ailleurs on les retrouve dans un projet de David Coverdale, récemment reformé, Whitesnake.

Fin de l'histoire?

RETROUVAILLES JOYEUSES, ET PAS POUR LONGTEMPS (1984-1993)

Non. En 1983, Blackmore rappelle ses petits compagnons du temps de "Machine Head", leur propose en toute simplicité de se reformer. Après maintes discussions, le groupe décide de rester dans la lignée de ce qui a fait leur succès dans les années 70. C'est donc reparti pour un tour. L'album "Perfect stangers" sort", fait un tabac. L'album contient une des intros les plus puissantes du hard rock "Knocking at your back door", et le reste de l'album n'est pas en reste, notamment avec Perfect strangers . La tournée qui suit envoie grave, les années 84 à 87 sont merveilleuses, dixit Ian Gillan himself, mais ça dégénère dès l'album suivant "the house of blue light", les vieux démons sont de retour. Blackmore refuse d'en faire la promotion, lui-même trouvant l'album pourri. L'ambiance est délétère, Ian Gillan s'en va. Deep Purple Mark II subit donc un deuxième coup d'arrêt, après avoir livré 2 albums :

 

,

 

Ian Gillan, tout seul dans son coin, passe des années noires.

Le vaisseau purple tangue, gîte et prend l'eau, et sort néanmoins un nouvel album avec Joe Lynn Turner, le chanteur permanenté qui officiait déjà au sein de Rainbow. Joe s'entend bien avec Blackmore, ça change; sentant qu'il n'est pas méga soutenu par Paice et Lord, Joe ravale son amour propre et s'en va. Deep Purple Mk V ne livre qu'un album. Cette époque est très vite oubliée. 10 ans après, Jon Lord et Roger Glover botteront régulièrement en touche dès qu'on leur demandera des explications sur le choix de continuer sans Ian Gillan. Deep Purple Version V est mort, en ayant laissé un album aux fans, fans qui en ont un peu marre des changements de formation.....ça manque de sérieux.

 

 

 

A cette époque, une chose est sûre. Blackmore ne peut plus piffer Gillan, et réciproquement, mais les autres membres le demandent. Ritchie craque, Ian revient-pas en très bon état, plutôt imbibé-, tout le monde s'entend bien pendant 2 à 3 semaines-c'est peu- et le groupe enregistre dans une sale ambiance "The battle rages on", 10 titres dont 3 valent le coup, dont la chanson éponyme; la pochette est très réussie, c'est déjà ça.....La folie du Deep Purple Mark II, son inventivité, sont mortes, les problèmes d'égo ne permettant plus à la musique de se développer.

Les concerts se passent mal, très mal. Ian oublie les paroles (la picole.....), ne peut plus chanter "Child in time" (il a vieilli); d'ailleurs ça ne plaît pas à Ritchie qui balance les premiers accords en concert quand ça lui chante, et la réaction du public est telle que le groupe est obligé de suivre. Ian ne suit pas, ça fait mal aux oreilles. Ritchie est fatigué de jouer "smoke on the water", et se casse définitivement avant le rappel au lieu de la jouer. La foule n'est pas aux anges. Un album Live "Come Hell or high Water" vient immortaliser la tournée du Pourpre Profond, alors que ce n'était vraiment pas nécessaire....

 

 

 

 

 

On peut légitimement considérer que le groupe a touché le fond, complètement, à ce moment là. Pour la 3ème fois, Deep Purple Mark II se défait, mais cette fois ci c'est le guitariste qui s'en va, laissant ses anciens camarades paumés.

 

Deep Purple ressemble de plus en plus à un groupe qui se prend des baffes monumentales, et qui ne propose plus rien de bon. Mais autant remplacer un pro par un pro, se disent les 4 membres restants, c'est donc tout naturellement qu'ils font appel à Joe Satriani pour finir leur tournée. Le Joe, même s'il n'apparaît sur aucun album à leurs côtés, leur montre une chose : Deep Purple sans Ritchie, c'est possible. Ils n'enregistrent aucun album ensemble, même pas un live, mais Satriani a servi de déclic à un  Deep Purple moribond, blessé, mais pas mort.

LA VOIE DE l'APAISEMENT (1994-201?)

Et les voilà donc qui partent à la recherche d'un remplaçant à Blackmore. Au lieu d'auditionner 150 guitaristes, ils ouvrent les magazines spécialisés, et tombent sur le guitariste élu 5 années d'affilée meilleur guitariste au monde, et ils l'appellent. Le gars en question est américain, il s'appelle Steve Morse, fait aviateur à ses heures perdues. Steve refuse le poste au début; compte tenu de la différence de styles, il se demande bien ce qu'il pourrait bien faire avec cette bande de dinosaures. Steve rumine dans son coin, puis finit par accepter....Et c'est parti pour une nouvelle aventure....qui continue encore.

Ne voyez pas en Steve Morse un clone de Blackmore, car Steve Morse a des zygomatiques, il est capable de sourire, et Steve Morse joue tout sauf comme du Blackmore. Guitariste adepte de jazz/métal/blues/folk, et dont le style de jeu est bien plus moderne, il a donc pour mission d'insuffler une nouvelle dynamique au groupe.

En 96 sort Perpendicular, bien expérimental, à un moment où tout le monde ou presque se fiche royalement du groupe.

Surprise : l'album est excellent, et enterre 10 bonnes années d'errance. Le groupe joue très bien, le groupe est enjoué, et se lance à la reconquête d'un public lassé des changements fréquents, des albums au mieux moyens, et des prestations en demi-teinte. Le public adhère en masse, et fait remarquable, adopte Steve Morse. Etonnant vu que la légende D. Purple reposait essentiellement sur son guitariste. Steve Morse joue à sa manière, son style de prédilection, tout en respectant la griffe du pourpre profond.

L'album Perpendicular est donc l'album du renouveau du groupe. Il contient entre autres les brûlots ted the mechanic, titre d'ouverture qui en dit long sur le virage pris par le groupe, Sometimes I feel like screaming, un funky (??) rosa's cantina. Après plus de 25 ans de carrière, les revoilà qui reviennent sur le devant de la scène. On peut appeler ça une résurrection, et c'est amusant de constater que ce ne sont pas les seuls à reprendre du poil de la bête. Motorhead, qui ramait depuis un paquet d'années, sort aussi la tête de l'eau et se fait à nouveau découvrir par les jeunes générations. L'expérience prime!!!!! 96 est l'année de la vengeance des vieux loups de mer.

La tournée qui suit permet de remettre le groupe complètement d'aplomb, pourtant c'est un tantinet poussif Abandon que le groupe nous sort 4 ans après. Pas de gros titre phare, on est loin de l'aspect bouillonnant de perpendicular, mais le groupe semble bien heureux. Roger Glover admettra par la suite que l'album s'est fait dans la douleur, l'inspiration se faisant capricieuse.

Orage à l'horizon, Jon Lord jette l'éponge, les tournées incessantes, l'éloignement de la terre natale, de la famille, ça lui pèse et ça l'incite à arrêter, en très bons termes (à signaler, vu que ce n'est pas monnaie courante chez eux) sa collaboration active avec le pourpre. Deep Purple Mark VII est mort, en laissant les 2 albums suivants 

 

 

 

 

La fin? 

Et ben non même pas. Deep Purple n°8 déboule, avec un nouveau claviériste, Don Airey, qui a un CV ma foi assez honnête (Gary Moore, Ozzy, Black Sabbath, Rainbow, Judas Priest, Michael Schenker). Le batteur est le seul a avoir été sur tous les albums du groupe, et il n'a jamais été vraiment leader. Ca voudrait dire que moins on s'occupe des affaires des autres, mieux on s'en sort? Sans blague!!!!!

Deep Purple présente un nouveau bébé aux auditeurs, Bananas, bien plus jovial et prenant que Abandon, mais néanmoins un peu limite pour un groupe de légende. L'album contient un instrumental (ça n'arrive pas souvent chez eux.....), contact lost, en hommage à ceux qui ont péri dans l'explosion de la navette Columbia en 2003, et un titre complètement cinglé, le survolté bananas.

La machine est relancée, et Deep Purple repart pour une tournée marathon, sur tous les continents. Ca se passe très bien un peu partout. Ian Gillan n'en loupe pas une pour se plaindre des radios US qui ne passent que leurs anciens titres. Le groupe joue devant des foules, tient la tête d'affiche aux vieillies charrues en 2005, tout roule comme sur des roulettes.

Les Deep Purple poursuivent leur petit bonhomme de chemin et enregistrent à vitesse grand V leur prochain et dernier album studio en date " Rapture of the Deep". Vitesse grand V= manque de qualité?

Même pas, en fait l'inspiration était au rendez vous, et dans ces cas là rien ne sert de rester 3 ans en studio. Les titres sont de structure plus basique que ce qu'ils offraient jusque là, le claviériste a enfin trouvé sa place au sein du groupe, et a d'ailleurs inspiré le riff de la chanson "rapture of the deep". Bien sûr, comme d'habitude, les japonais ont droit à une version limitée de l'album qui contient un super titre "things I never said", titre auquel on n'a pas eu droit sur la première version de l'album. Merci les gars!!! Cet opus suscite un regain d'intérêt de la part du public, qui, s'il vient toujours remplir les salles, ne va pas forcément sortir le portefeuille pour acheter leurs albums. L'album contient aussi un des plus beaux titres du groupe, before time began, chanson avec énormément de tension et des paroles qui prennent aux tripes. La tournée qui s'en suit, interminable, est franchement tripante, les musiciens sont au top, s'éclatent tellement qu'on les voit sourire du début à la fin, et roger glover, d'habitude en retrait, offre régulièrement un solo de basse qui fait mal à la main gauche rien qu'à le regarder.

 

 

Deep purple continue son bonhomme de chemin,et enchaîne un nombre impressionnant de concerts pour la promotion de son bien sympathique Rapture of the deep.

Pas dégoutés pour un sou par le live, les gusses enchaînent une quantité impressionnante de concerts en 2010.

En parallèle, les musiciens mènent leurs projets personnels, avec très récemment Steve Morse qui est allé composer avec Mike Portnoy.

 

A suivre

Discographie et photos des membres

 

Deep Purple Mark I (Rod Evans, Nick Simper, Ian Paice, Jon Lord, Ritchie Blackmore) : 1968-1969

  • Shades of Deep Purple
  • The Book of Talyesin
  • Deep Purple

Deep Purple Mark II  (Ian Gillan, Roger Glover, Ian Paice, Jon Lord, Ritchie Blackmore) : 1969-1973

  • Concerto for group and orchestra
  • In rock
  • Fireball
  • Machine Head
  • Made in Japn
  • Who do we think we are

Deep Purple Mark III (Glenn Hugues, David Coverdale, Ian Paice, Jon Lord, Ritchie Blackmore) : 1973-1975

  • Burn
  • Made in Europe
  • Stormbringer

Deep Purple Mark IV (Glenn Hugues, David Coverdale, Ian Paice, Jon Lord, Tommy Bolin) : 1975-1976

  • Come taste the band

Deep Purple Mark II (Ian Gillan, Roger Glover, Ian Paice, Jon Lord, Ritchie Blackmore) : 1984-1989

  • Perfect strangers
  • The house of flight

Deep Purple Mark V (Joe Lynn Turner, Roger Glover, Ian Paice, Jon Lord, Ritchie Blackmore) : 1989-1992

  •  Slaves and Masters

Deep Purple Mark II (Ian Gillan, Roger Glover, Ian Paice, Jon Lord, Ritchie Blackmore) : 1992-1993

  • The battle rages on

Deep Purple Mark VI (Ian Gillan, Roger Glover, Ian Paice, Jon Lord, Joe Satriani) : 1993-1994 

Deep Purple Mark VII (Ian Gillan, Roger Glover, Ian Paice, Jon Lord, Steve Morse) : 1994-2002

  • Purpendicular
  • Abandon
  • Concerto at the Royal Albert Hall

Deep Purple Mark VIII (Ian Gillan, Roger Glover, Ian Paice, Don Airey, Steve Morse) : 2002-20??

  • Bananas
  • Rapture of the deep

...........Et l'aventure continue...........

 

 


Royaume Uni

Message #351 sur Inwë[B]zine
Auteur :
zeitoun




Ecrit le 05.10.2008


Ajouter un commentaire :

Pseudo
Message
Note :
Code à copier :




Le webzine Le forum Contact/Infos L'équipe
Copyright © 2007-2011 - Tous droits réservés
Agenda Concerts-Metal - Ticket2.live
se connecter