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Gojira - The Way Of All Flesh

Gojira - The Way Of All Flesh


Style : Death metal

Liste des morceaux :

  1. Oroborus
  2. Toxic Garbage Island
  3. A Sight To Behold
  4. Yama's Messengers
  5. The Silver Cord
  6. All The Tears
  7. Adoration for None (guest: Randy Blythe)
  8. The Art of Dying
  9. Esoteric Surgery
  10. Vacuity
  11. Wolf Down The Earth
  12. The Way of All Flesh

Chronique :

On l'attendait et enfin le nouvel album de Gojira est sorti, après avoir eu un avant goût, à Arras, d'un des morceaux et de l'avoir découvert en entier sur leur myspace. J'ai enfin cet album entre les mains et ils n'ont pas lésiné : une pochette cartonnée magnifique, qui s'ouvre comme un livre, nous laissant voyager visuellement dans leur nouveau monde et accompagnée des textes des morceaux et cela finit avec la galette.

On commence avec "Oroborus" qui nous sort des riffs en tapping très entraînants, la voix de Joe sur ce premier titre est assez robotique; c'est déroutant tout d'abord, mais par la suite on s'y habitue.
Sur "Toxic Garbage Island", la voix de Joe retrouve son timbre normal; en continuant sur leur lancée, les guitares donnent le ton, et on retrouve ce côté très agressif du groupe, mais dans un tout autre style. Je trouve les instruments moins saturés et les allers/retours moins bourrins. Cela donne des bons points pour ce qui va suivre.
Vient "A Sight To Behold", ce titre est assez intéressant, les notes de guitare sont assez simples et moins lourdes que sur les autre titres, on dirait un mélange d'électro. On a l'impression par moment que la voix de Joe est doublée comme si quelqu'un l'accompagnait au chant. Mais vers le milieu du morceau ça redevient plus metal, avec la double pédale qui refait sont apparition. Avec "Yama's Messengers" le lourd revient, ce titre me fait penser à leurs débuts, le morceau est assez lent et on retrouve tous les ingrédients d'un titre à la Gojira, batterie très présente, changements de riffs et de vitesse perpétuels.

Un petit instrumental se glisse dans le lot : "The Silver Cord". Ce titre commence calmement, avec des notes de guitare, qui seront accompagnées plus loin par la batterie jouant des cymbales tout doucement pendant quelques minutes.

Puis suivent deux titres, l'un portant le nom de "All The Tears", qui reste assez centré dans le style des morceaux précédents et le second "Adoration for None"; par contre dans celui-là quelque chose nous saute au visage dès la première note : la musique est plus rapide et une chose de poids fait son apparition : tout simplement la voix si particulière de Randy Blythe, le chanteur charismatique du groupe Lamb of God, et elle se marie étonnamment bien avec celle de Joe. Ce qui nous donne un duo très prenant sur un titre bien tapageur. En imaginant ce que ça peut donner en live !

Suit "The Art of Dying"; le début du morceau est particulier, avec un son de baguettes qui s'entrechoquent et de percus diverse, le tout accompagné de chant; enfin c'est l'impression que ça donne, un côté très tribal. Et les guitares font vite leur apparition, puis au bout d'un moment le chant arrive, le titre est très lourd, enchaînant les riffs et les gueulantes habituelles de Joe.
"Esoteric Surgery" : sur ce titre les guitares sont très présentes dès le début, répétant les mêmes notes. Puis elles reviennent aux normes pour accompagner Joe, tout au long la mesure prendra de la vitesse et ralentira au son de la batterie, puis le tout se finira sur un léger fond sonore qui nous est familier et qui nous annonce l'arrivée de :

"Vacuity", le morceau phare de l'album, qu'on a pu admirer avec ce clip à l'atmosphère si particulière avec le message qu'il dégage. Parlant de la vie et de la mort. En tout cas ce morceau a un sacré punch, des guitares qui grondent dans les graves dès le début, signalant un côté assez sombre. Le refrain est aussi très prenant, tout ce qui donne envie de headbanger.
On termine avec les deux derniers morceaux de l'album "Wolf DownThe Earth" et "The Way of All Flesh"; le premier a un début assez basique et carré, une succession de notes et de slide part et revient. Et vers 2min36 le tempo ralentit, les guitares et la basse se joignent dans une valse assez entraînante. Pour le dernier titre, la batterie joue des caisses et nous entraîne, accompagnée par les autres instruments à corde, dans une dernière charge. La voix de Joe, par moments, retrouve son côté synthétique, suivie de très près par les guitares avec des effets moins saturés. Puis pendant environ 6 min un long silence, alors que le morceau tourne toujours. Ce silence est interrompu par une ambiance sonore très oppressante mais aussi très belle.

Pour conclure, les Gojira nous ont sorti un autre petit bijou. Cet album est loin d'égaliser "From Mars To Sirius" mais il a sa propre personnalité et va ravir plus d'un fan. Ils reviennent avec une nouvelle atmosphère plus oppressante et plus sombre qu'avant. Les membres du groupe sont plus en forme que jamais et nous ont sorti de nouvelles sonorités qui nous transportent dans leur monde si particulier. C'est un album à écouter.

Liens :

Site officiel

Myspace

Label

Live Report Gojira au Zénith

 


France

Message #363 sur Inwë[B]zine
Auteur :
Metalloufu




Ecrit le 10.10.2008


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