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Ásmegin - ARV

Ásmegin - ARV



Arv cover (Click to see larger picture)

Style:  Viking/Folk metal

Liste des morceaux:

1. Fandens Mælkebøtte
2. Hiertebrand
3. Generalen Og Troldharen
4. Arv*
5. Yndifall*
6. Gengangeren* 7. Prunkende, Stolt I Jokumsol* 8. En Myrmylne*


Version anglaise:
1. The Devil’s Milk Pail
2. Heartburning
3. The General and the Trollhare
4. Heritage
5. Bereavement
6. The Apparition
7. Pompously, Proudly in the Sun of Jokum
8. A Boggy Mylne

*Titres contenant des voix extérieures.

Chronique: 

Si vous recherchez de l’originalité dans un folk metal travaillé, si trop de mélodies vous ennuient, je pense que cet album devrait vous plaire; mais il faut tout de même apprécier les titres peu structurés et la richesse des mélanges. Grosso modo, on retrouve des riffs festifs, une batterie épique, un synthé utilisant des sons pas toujours banals, un violon qui nous offre quelques magnifiques mélodies, le tout accompagné par une chanteuse à la voix lyrique sensationnelle, s’ajoutant aux voix claires et black d’Erik et de Tomas.

Le premier titre m’annonce déjà un album qui va devenir un de mes incontournables; mais à l’écoute entière, ce titre s’avèrera seulement être mon favori. Il débute par des chœurs masculins, suivis par des riffs dignes des grands groupes de VM comme Ensiferum, puis on découvre la chanteuse qui nous accompagnera tout le long de l’opus. Ce titre est très dansant, très rythmé, et effleure même la douceur malgré la voix dure du chanteur. La voix de la chanteuse sur le refrain est sublime, je lui trouve une sonorité vraiment extérieure, presque « musique du monde ».
Sur le second titre, on retrouve toujours la franchise rythmique, et on entend la chanteuse dans une voix déjà plus classique.
L’intro de Generalen Og Troldharen est très Finntrollesque, le titre est festif et les chœurs masculins y sont pour quelque chose.  Je les imagine pinte à la main, chantant mythes et créatures, délirant dans une taverne mal fréquentée. On peut entendre quelques bruitages au synthé à partir des 2 min, puis un interlude en 2 parties: l’une que je hais, dénuée de mélodie et dont les paroles sont juste débitées, puis une seconde beaucoup plus sympa et enjouée, comme si nos vaillants piliers de comptoir voulaient fêter quelque chose, puis vient s’ajouter un très joli petit solo de guitare. On retrouve enfin nos mélodies finntrollesques du début, accompagnées par le synthé.
Le titre éponyme débute par une magnifique intro mystique au violon, puis la pauvreté des riffs qui suivent donnent quelque chose de linéaire mais non désagréable. Le mélange voix claire/voix black est assez spécial mais réussi, et qui se veut original. Puis un interlude, dont le rythme est incontournablement épique à la Primordial. Sur un ralentissement, un fond de voix lyrique très aiguë se fait entendre, dominée par une voix d’homme, puis la rapidité s’impose où violon et guitares se mêlent à une vive et excellente mélodie.
Sur Yndifall, nous retrouvons, a capella, l’air de la voix lyrique entendue juste avant dans le titre précédent en guise d‘intro, suivi de la guitare et de la batterie qui domine par un rythme épique. Seul le refrain -qui est d’ailleurs excellent- est en voix claire, contrairement au reste qui est en voix black. Là un silence pesant intervient, un fond sonore très sombre, quelques paroles en voix Black puis quelques notes de guitare et un souffle de vent qui nous offrent vraiment la noirceur d’un black metal. On repart avec une basse qui domine, et donne un côté un peu jazz que l’on retrouvera plus tard. Encore un interlude, où l’on retrouve ce son finntrollesque, toujours, et toujours aussi excellent, puis un air à la batterie épique et aux mélodies plutôt médiévales apparaît. Le titre est assez long, puisqu’on repart comme au début, et on retrouve ce refrain où la voix claire et le synthé se mélangent à la perfection.
Gengangeren débute par quelques notes au piano qui s’accélèrent avec l’arrivée du reste de l’instrumentation. Nous avons droit à un petit passage au violon vraiment très beau, mais à part ça et l’air rythmé de l’intro qui s’imposera à plusieurs reprises dans ce titre, je trouve le reste pas terrible.
Prunkende, Stolt I Jokumsol: ce titre est le plus différent de tous, puisqu’il n’est même pas un titre de metal. Juste une douceur au milieu d’un opus, chantée au féminin et jouée pas une basse et une batterie jazz; il est envoûtant à souhait. Il me rappelle le style d’Aghora, groupe de technique metal à chanteuse. 2min30 de calme (repos^^) intensif!
En Myrmylne: le refrain est un passage où le violon domine trop à mon goût, accompagné par notre chanteuse et la voix dure; je trouve le mélange ni beau, ni même réussi. Dans ce titre l’interlude nous offre des sons jamais entendus jusqu’à présent et plutôt osés si je puis dire, que l’on entendra encore plus tard dans le titre.

Tous les titres présentent des variations de rythmes plus ou moins importantes qui peuvent déplaire, et on retrouve très vite des passages un peu démesurés, je dirais même « jazzy ». Le tout s’écoute agréablement tout de même, mais il ne faut pas s’attendre à un nombre de mélodies record. Ce n’est pas un reproche car le groupe a son style, mais on aime ou on n'aime pas. C’est riche et travaillé, et tous les éléments sont utilisés comme il se doit en respectant le style d’Asmegin. Je conseille vraiment cet opus où l’on y rencontre beaucoup d’influences (excellentes si je puis dire) comme vous avez pu le lire, et dont la pochette n’est pas sans rappeler la beauté des doux paysages norvégiens que tout amateur de ces terres reconnaîtra en un seul coup d’œil!

Liens:

Site officiel

Myspace

Fiche groupe

Label


Norvège

Message #418 sur Inwë[B]zine
Auteur :
Abrahel





Ecrit le 28.11.2008


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