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SentencE - Pierre Jean, Guillaume et Matthias

SentencE - Pierre Jean, Guillaume et Matthias


Ils sont trois musiciens, motivés, pleins d’imagination et d’humour. Ils jouent du death harmonique et en mettent plein la vue lors de leurs shows. J’ai nommé SentencE ! C’est lors de leur concert au Rocher à Malakoff qu’Inwë a rencontré ces jeunes hommes forts sympathiques pour un petit (enfin tout est  relatif) entretien. Après une chasse aux membres du groupe, menée avec brillo par l’ingénieur du son, Rémi, les pipelettes prennent enfin place pour répondre à mes questions…

Lotus : Comme ça là, à vif, vos impressions sur votre concert ?

Guillaume : Ahahhhahaa !!!! Pas de basse !
Pierre – Jean :
Il manquait une basse ! Sinon un bon show…
Guillaume :
Ouais, ouais ! 
Matthias :
On s’est bien fait plaisir, on s’est bien éclaté quoi !
Guillaume :
De la sueur ! Peut-être pas assez de place…
Pierre – Jean :
Ce n’est pas facile d’ouvrir ! Et on a faim !

Lotus :
Ok, c’est parfait !

Pierre - Jean : Je crois qu’ils ont des hamburgers…
Guillaume :
Non, sinon c’était bien. Peut-être pas trop de retours…

L:
Si déjà vous êtes satisfaits, c’est bien ! Alors, j’ai une petite question que je me pose depuis le début : Pourquoi death harmonique ? C’est vraiment pour le fun, inventer un style ou il y a vraiment quelque chose de recherché derrière ?

PJ : Alors Guillaume ? Pourquoi ? Avec la bouche pleine…
G :
Ce n’est pas seulement pour lancer un style, un truc comme ça. Il y a quand même une idée derrière, un concept dans la construction des morceaux. L’idée, c’est que les deux guitares sont harmonisées, pour rentrer un peu dans la technique, et la batterie vient appuyer le truc mais on ne se contente pas de faire « tchic tchic tchac machin », on fait bien plus que ça. La basse surenchérit, elle ne fait pas du tout la même chose. Grosso modo, chaque instrument a une ligne individuellement des autres mais c’est l’ensemble qui fait que ça va sonner et être harmonique. 
PJ :
L’idée de Sentence, c’est un peu ça… Il n’y a pas un instrument isolé mais l’intérêt, la richesse du morceau, vient du fait que les 3 instruments mélodiques se complètent. Ca, c’était le postulat de départ pour composer les chansons. Il s’agissait vraiment de travailler sur l’harmonie, on a décliné ce concept là aussi dans les paroles et les thèmes abordés par les chansons. Ca peut-être…être en harmonie avec son univers, sa société, avec soi-même… C’est un champ très vaste qui nous donne beaucoup de sujets de réflexion et ce sont des sujets ouverts donc c’est bien parce que…
G :
...ce n’est pas un concept qui va être fermé!

L :
Ca touche donc aussi bien la musique que les idées…

G : Oui, ça peut-être très vaste !
PJ :
Sinon, à la base, c’est vrai que c’était plutôt un concept musical qu’on est en train d’enrichir et d’étendre à un concept d’album, et qu’on a aussi appliqué à H.A.A.R.P

L :
Justement, maintenant qu’H.A.A.R.P est sorti, êtes-vous contents de votre production ? Avez-vous de bons retours en général ? Est-ce que ça répond à vos attentes ?

PJ : Oui, on est content parce que déjà on l’a fait, on l’a sorti et on est très fiers du résultat. On a mis beaucoup d’énergie, beaucoup d’espoir. Maintenant, je crois qu’on en veut un peu plus. Je pense qu’on réfléchit déjà à ce qu’on va faire après. C’est vrai que, pour l’instant, on n’a toujours pas trouvé de distributeur pour l’EP donc déjà il faudra qu’on avise ça. Puis, si tu veux, on a déjà en tête le premier album. On est déjà en train de se projeter sur la suite ! Sinon, les retours globalement sont plutôt positifs.
G :
Ouais, plutôt positifs ! Les illustrations de Mathias aussi ont toujours eu des bons retours.
PJ :
Oui, elles ont beaucoup plu !

L :
C’est vrai que la jaquette est super belle !

M : Merci ! 

L :
Elle est super originale ! Ca change complètement des jaquettes standards.

G et PJ : Ouais, complètement !
PJ :
L’idée déjà, c’était de retrouver tout le concept de l’harmonie. On a des chansons qui parlent de l’harmonie avec la nature, de l’harmonie à plusieurs donc on a essayé de mettre tous ces éléments dans l’illustration. Du coup, Mathias a eu un boulot un peu ingrat parce qu’on lui donnait pleins d’idées et il fallait qu’il concrétise tout sur un format même pas A4. Finalement, on a obtenu ce qu’on voulait, que chaque élément de la pochette de l’album se retrouve dans les chansons. En cherchant, on retrouve chaque élément dans les textes. 
M :
Surtout, on laisse les gens se faire aussi leur propre idée.
G :
Souvent, il y a des gens qui nous demandent « Ouais, qu’est ce que c’est que ce truc là, death harmonique ? Vous sortez d’où ? Vous voulez faire quoi ? » En général, nous on prend du recul, on laisse leur curiosité les amener sur le thème et on les laisse chercher. Si on leur dit, c’est ça ou ça, qu’on répond à la question, c’est un peu…tuer le canard dans l’œuf !
PJ :
Ce qui est important, c’est que les gens se projettent et s’accaparent la musique, les idées pour s’en rendre comptent…

L :
Du coup, ça laisse un champ très large ! Alors, on va faire un petit exercice. Vous allez prendre votre EP, H.A.A.R.P, et nous le décrire morceau par morceau.

PJ : Alors, déjà, H.A.A.R.P, c’est les initiales de chaque morceau mais c’est aussi le nom d’un projet américain mais bon on ne va peut-être pas rentrer dans les détails… Il faut décrire morceau par morceau.
G :
Harmony. L’idée principale, c’était l’idée est un ??? dans l’univers donc les paroles reprennent deux couleurs qui se mélangent, un peu les couleurs primaires, etc. Il y a des dissonances, des résonnances sur deux cordes qui s’entremêlent et des harmonies puisque tout est harmonisé. On a traité cette chose là sur la globalité du morceau de A à Z.
PJ :
C’est vrai que Guillaume parlait de dissonances, c’est vrai que c’est un morceau où on a des accords très tendus et c’est intéressant d’avoir développé un peu ça. On a beaucoup d’accords qui se mélangent, s’imbriquent, ce qui fait vraiment le thème du morceau.

L :
Le deuxième morceau ?

PJ : Ah bah c’est le morceau de Guillaume alors…
G :
Alors, c’est Alfad. C’est la contraction d’une phrase qui m’est venue comme ça, desfois j’ai des idées en pleine nuit je ne sais pas pourquoi ! Ca veut dire A Life For A Dream et ce que je trouvais intéressant, c’est qu’on pouvait aussi la mettre à l’envers, A Dream For A Life. Du coup, je me suis dit, tiens, on peut prendre les premières lettres et j’ai fait Alfad. L’idée directrice était de se dire que tout ce qui se passe dehors, toutes les contraintes de la vie quotidienne, ça ne m’intéresse pas, ce que je vois c’est un retour aux sources, à la nature, à des choses simples sans toutes les contraintes : problèmes d’environnement, métro, boulot, dodo, tout ça. On oublie, on passe à autre chose pour se recentrer sur des choses essentielles. C’est pour ça qu’il y a une certaine violence d’ailleurs dans ce morceau…Ensuite, A Last Fight, ça c’est toi qui l’as composé…
PJ :
C’est une chanson très courte et qui reprend un peu… bon, je ne vais pas développer la thématique. Musicalement, il y a des passages un peu jazz au début…

(Petite interruption pour dire au revoir aux compagnons de Karoshi… Dure la célébrité !)

C’est une chanson un peu plus basique, un peu plus rentre dedans par rapport aux autres. Elle finit en arpège avec une espèce de groove à la basse normalement, qu’on n’a pas pu entendre ce soir. Elle est un peu hors norme, elle se démarque des autres chansons de l’album. Elle est moins méticuleuse. 

L :
Ensuite ?

G: Ruling The World Mankind, yyeaahhh !
PJ:
C’est vraiment le thème qui nous a fait partir sur H.A.A.R.P. C’est un projet américain qui consiste à envoyer des ondes dans l’ionosphère en essayant de contrôler la météo et des fantasmes comme essayer de contrôler le cerveau humain. Il y a une part de fantasme, une part de rêve, mais il y a vraiment des expériences menées la dessus. On a trouvé ça marrant de voir que l’homme a toujours tout voulu contrôler : les éléments, les autres, les sociétés… Ruling The Whole Mankind, c’est un peu ça. C’est un peu une blague en disant : « Tu contrôles l’humanité ». C’est complètement stupide ! Pourtant, on passe notre temps a essayé de le faire, on met en œuvre des moyens immenses pour ça alors qu’on sait que ça peut être quelque chose de complètement fantaisiste. Donc, on est parti là-dessus. Alors, c’est une chanson assez agressive avec des riffs dissonants même si c’est mélodique. Ca reste une chanson assez accrocheuse avec deux parties très distinctes, une partie en La et une en Mi mineure. C’est un truc un peu cassé comme ça, une chanson sans structure, très déliée…

(Deuxième séance d’au revoir… Quelles stars ces SentencE !)

Tout le concept est parti de là, de Tesla avec les fréquences, du  projet des Etats-Unis H.A.A.R.P qui se basait sur ces travaux. Puis, l’idée de se dire : « Ils sont cons ces américains d’essayer de contrôler l’humanité. C’est tellement absurde, aberrant, sans sens ! ».
G : Mais on ne rentre pas dans la démago !
M :
On essaie juste de mettre ça en public, de compléter, d’y mettre toute notre énergie…

(Troisième séance !)

On va peut-être passer à Particules of Serenity ? Ca doit être une de nos plus vieilles chansons.
G :
Ca veut dire particules de la sérénité. C’est un peu la particule du bonheur, la recherche éternelle…
PJ : Il y a un petit coté cosmologique… Musicalement, c’est plus planant. On se retrouve plus dans ce qu’on a l’habitude de faire. La chanson commence avec des arpèges qui instaurent une ambiance, pour ensuite aller vers le message à faire passer, quelque chose de plus rentre dedans.
G :
Au centre du morceau, au niveau de la globalité, il y a toujours une petite ambiance irritante, agressive qui est là et qui fait qu’on se demande : « Qu’est ce qu’ils vont faire après ? Qu’est ce qu’il va se passer ? ».
PJ :
En général, l’idée est de ne pas s’endormir sur un riff, d’avancer, de changer. On sait que les gens ont du mal à s’approprier les chansons mais l’avantage c’est que, à la réécoute, on les sent. On ne veut pas faire pendant 5 minutes des suites d’accord, on n’aime pas tourner en rond. 

L :
Ca s’entend ! On sent que c’est hyper construit et imbriqué. Je sais que, lorsque j’ai écouté votre EP, j’ai trouvé ça très poussé mais c’est ce qui le rend intéressant aussi.

PJ : Les gens croient que ça part dans tous les sens mais, à la réécoute, il y a quand même un fil conducteur. Au départ, cependant, l’approche est difficile.

L :
Oui, j’ai du l’écouter plusieurs fois. Mais au final, ça rentre dans la tête… Ce que j’ai surtout apprécié c’est qu’au niveau des grains et des textures sonores, il y a beaucoup de choses. C’est très varié…

PJ : On essaie en fait de mettre un peu tous les styles de métal qu’on aime bien dans SentencE. Ca donne un peu ça : un riff de doom, un riff de black, un riff de death, un riff de thrash… Du coup, on retrouve l’empreinte d’un peu tous les styles de métal dans ces chansons. Parfois, il y a mêmes des influences de musique latine. On essaie de ne pas lasser l’auditeur mais aussi de ne pas se lasser nous, ce qui fait que, au bout de 5 ans, on peut encore jouer des chansons auxquelles on trouve un intérêt à les jouer. Voilà !

L :
Alors, on va retourner un peu en arrière. J’ai vu que vous avez sorti un album en 1998, Sortilège . Est-ce que vous pouvez m’en parler un peu parce qu’, en fait, j’ai un peu l’impression que c’est un album mystère ? On n’en parle nulle part…

G :
Ouhou ! Ca va, je ne l’ai pas fait pour rien !!!
PJ :
En fait, c’est un peu compliqué. SentencE existe depuis 1997 donc à, l’époque, on a fait une première démo. Finalement, le groupe a un peu splitté mais on a quand même décidé avec l’autre guitariste d’enregistrer cet album. On a enregistré toutes les chansons, on l’a pressé, on l’a distribué. Puis, ça s’est arrêté là puisque le projet s’est complètement endormi. Enfin, il faut préciser qu’auparavant Guillaume avait intégré la formation en tant que bassiste et Mathias était déjà batteur. Donc, finalement, le groupe a splitté et est resté sur cet album pour lequel on a eu un très bon retour à l’époque. Ca avait bien accroché dans notre entourage et, encore aujourd’hui, des gens nous contactent en nous parlant de cet album. Ils nous demandent comment on se le procure puisqu’il n’a pas été produit en beaucoup d’exemplaires. Il a été distribué par Holy Records je crois. Ca a eu un peu de succès. Après ça, le projet est resté endormi pendant presque 8 ans jusqu’à ce que Guillaume le réveille et décide de remonter le projet. C’est lui qui m’a recontacté en me disant que ce serait bien de reformer SentencE. On a pensé à Mathias qui avait fait partie du groupe à l’époque et on est reparti comme ça ! Après, cet album, beaucoup de personnes nous en reparlent : des amis, des copains, tout ça. On en est content mais ça correspond à une certaine époque…

L :
… qui est maintenant révolue !

PJ : Voilà !

L :
Et vous ne voulez pas le réenregistrer, le ressortir ?

G :
Nan, nan !
M :
Maintenant, on a muri et on a d’autres attentes. 
PJ :
A un moment, je voulais le retravailler mais j’ai perdu les bandes donc on le laisse comme ça…

L :
Ce sera une sorte d’archive. Vous parliez tout à l’heure d’un futur album, qui arrive visiblement à grands pas. Donnez nous alors quelques éléments pour nous mettre l’eau à la bouche car, ce soir, on a entendu quelques extraits mais tout le monde n’a pas assisté à ce concert.

G : On était parti un petit peu sur l’idée de chercher quelque chose mais, comme on a trouvé l’harmonie, on a gardé ça. On a fait l’EP mais ce n’est pas facile de démarcher avec les distro, etc. Aujourd’hui, la musique métal, c’est très placardé, il faut des sous, c’est vite difficile et, avec un EP, ce n’est pas évident de se faire une place dans tous ces groupes parisiens. Je pense que maintenant il faut taper un grand coup de poing sur la table et envoyer du gros son qui nous correspond parce que, ces 5 dernières années, on a joué ensemble, on a monté notre set, on a eu beaucoup de changements de line up, etc. Là, tous les trois, on est les fondations du groupe. On n’a plus qu’à trouver un bassiste mais ça ne va pas nous arrêter. On a déjà 2 nouveaux morceaux pour ce nouvel album. On ne sait pas quand est-ce qu’il va sortir mais on a quelques petites idées de vers où on veut aller même si on est toujours dans l’étape de la recherche. Pour donner un petit indice, l’idée principale pour moi, même si je l’ai partagée avec eux, c’était la théorie des contraires. Si les gens s’y intéressent, ils iront voir par eux-mêmes sur Wikipédia. On verra après ce que ça donne… Il y a déjà les deux morceaux : The Fall et Solitude.

L :
Vous composez de manière disparate ?

G : Non, je compose chez moi mais on essaie de se voir régulièrement pour se dire : « Tiens, mon plan c’est ça ! », « Voilà ce que je propose… ». 
PJ :
Desfois, ça part soit d’un morceau de Guillaume où il a tout fait, soit c’est moi mais il y a aussi des morceaux composés ensemble. Donc, il n’y pas de règles…
G :
S’il y a un riff qui ne plait pas à Pierre-Jean, Mathias ou moi, le concept d’harmonie marche aussi la dessus, on ne le joue pas. Si déjà ce que tu joues ne te plait pas dans la musique, ça ne va pas marcher donc on le vire ou on le met ailleurs mais le concept d’harmonie marche aussi entre nous. 

L :
Du coup, à propos de votre « défaut » de bassiste, ça ne vous gêne pas pour composer ?

G et PJ : Nan !

L :
La basse est quand même super présente donc je me demandais si ça ne vous gênait pas de ne pas en avoir une derrière…

PJ : C’est vrai qu’on aimerait bien intégrer quelqu’un qui s’investisse et qui propose des idées. Ce qui n’était pas le cas de Valentin…
G :
Si, il a proposé des idées mais ca ne faisait pas l’unanimité. Ce n’était pas un désaccord entre nous puisqu’humainement on s’entendait bien. Quand on a décidé de se séparer de Valentin, c’était à bon entendeur. Il n’y a pas eu d’embrouilles. 
PJ :
Tant qu’on n’aura pas de bassiste, on continuera de bosser comme ça. Après, le jour où on intègrera quelqu’un qui sera intéressé par le processus de création, on n’est pas fermé à ça. Au contraire…
G :
Mathias, le batteur, quand je lui ponds des plans de batterie et que je lui enregistre pour que le morceau sonne, je lui donne le panel le plus large de possibilités pour qu’il puisse prendre tout ça et faire à sa sauce. On fait pareil pour la guitare. Pour le bassiste, il faut qu’il fasse groover le bordel, qu’il envoie mais ce serait bien aussi s’il proposait des choses ! (Ndlr : Avis aux amateurs ! Une place est à prendre !) N’étant pas bassiste, desfois, on envoie des plans à la guitare pour la basse mais on n’a pas le même groove quoi ! 
M :
On attend justement ce groove du vrai bassiste…

L :
Sinon, justement, tout à l’heure, on parlait du collectif Karoshi. Alors comment ça se passe avec eux parce que je suis un peu inculte et je ne connais pas du tout ?

G:
C’est un collectif mais aussi un label qui est en train d’enregistrer une compilation. On va démarrer le 13 juin pour enregistrer notre partie. Etno, etc ont déjà enregistré… Memories of A Dead Man, qui est bien connu maintenant du public français… Il ne manque plus que nous a priori. Puis, sortie de compilation par le label. C’est un collectif de Seine et Marne. On travaille ensemble, on est d’abord une grande famille. On a compris que la scène métal sur Paris, c’est un peu « ton groupe, c’est de la merde » et tout le monde se tire dessus. Pareil, c’est pour ça qu’on était content de travailler avec Inwë parce que, pour avoir fait partie de beaucoup d’associations et avoir été pas mal sur le terrain, les mecs n’arrêtent pas de se tirer dans la gueule, les zicos entre eux, etc. Ca ne sert à rien, ce n’est pas comme ça qu’on avance ! 

L :
C’est vrai qu’on essaie pas mal de développer le coté échange…

G : Voilà, le partage… Donc, on met en avant le collectif Karoshi comme on pourrait mettre en avant Inwë, Rémi, Julia pour les photos et tous ceux qui nous aident car c’est comme ça que nous on trouvera notre place mais aussi que les autres trouveront leur compte. On a l’espoir de pouvoir vivre de notre musique même si on n’est pas dans le fantasme. Ne serait-ce que de se faire un petit cachet, de ne pas venir pour rien, de jouer dans des bonnes conditions, c’est cool…

L :
Bon, maintenant, on a fini les questions sérieuses. On va passer à des questions plus sympas ! Alors, votre pire souvenir avec SentencE ?

SentencE : Le Funchal !
G : Alors pour expliquer, c’est une salle où on a joué tout au début.  C’est notre premier concert d’ailleurs. C’est une salle de concert portugaise à Champigny Sur Marne. Une sorte de brasserie un peu comme ici sauf que les gens jouaient au Uno derrière plutôt que de regarder ce qui se passait. C’était un peu spécial…Ca reste un souvenir un peu mythique pour nous !
PJ :
C’était quoi aussi ce café ?! Le Royal, je ne sais plus…où on devait faire un truc et où au final on n’a même pas joué ! Ah oui, c’était le Régent ! On disait que c’était un paquet de cigarettes…
G :
Ah, c’était une boîte d’allumettes ! Ouais… On a trouvé des plans un peu foireux. On a voulu faire notre truc, puis au fur et à mesure tu te rends compte qu’il y a des salles où il ne faut pas aller. 

L :
Et votre meilleur souvenir ?

PJ :
Le Klub, le 15 Mars pour la sortie de l’EP…
G :
Ouais, le Klub, c’était bien ! 
PJ :
C’était un bon concert !
G :
Moi, j’ai aussi un petit plus pour le New Morning…
PJ :
Ouais, c’était sympa aussi ! C’était une bonne expérience…

L :
J’ai une autre petite question. Vous avez un super ingénieur du son, ça c’est cool !

G et PJ : Ouais, même il est blond !

L :
Est-ce qu’il est supportable ? Si non, je veux bien vous aider à le jeter dans la Seine, j’ai une revanche à prendre !

G : Il est casse couille, il est chiant…
PJ :
Ah ouais ! Il est chiant !
G :
C’est un pourri sa race !
PJ :
C’est un viking gay ! Il est presque aussi chiant qu’une nana ! C’est un peu notre nounou aussi quand même. Il ne fait pas que l’ingé son.
G :
Non, il nous met des bons coups de pied au cul. C’est notre psychologue, notre psychothérapeute.

L :
C’est comme dans le dvd de Metallica ! C’est un psy de groupe quoi !

PJ : C’est un psy barbu ! 

L :
Allez Rémi, participe un peu à l’interview !

Rémi :

L :
Bon non, il n’a pas envie…

G :
Non mais Rémi on l’aime beaucoup... (Ndlr : Sortez vos kleenex, séquence émotion !)
PJ :
On lui en fait voir de toutes les couleurs !
G :
Ouais, en plus, on est casse couille ! Faut le savoir !
PJ :
Ouais bah on le sait hin !
G :
On a de mauvaises habitudes. On est en retard, on est relou ! Voilà, un groupe de métal quoi ! Rémi, c’est un peu celui qui récolte toutes les informations, qui les recentre et qui dit : « Ok, bon ben on va essayer d’aller là ! ». Il recentre bien les choses.
PJ :
Ca aurait pu être le prochain bassiste…
G :
C’est vrai !
PJ :
… mais a priori ce ne sera pas la cas !
G :
N’empêche on est bien content qu’il soit là avec nous, pour tous les concerts et ne serait-ce que pour le travail qu’il a fournit avec H.A.A.R.P. On l’a fait chier, on avait des phases un peu chiantes, mais il a assuré du bois et c’était cool !

L :
Allez, votre top 5 albums !

G : H.A.A.R.P, H.A.A.R.P, H.A.A.R.P et H.A.A.R.P ! Nan mais je l’écoute très souvent parce que j’en suis très content. Je l’écoute régulièrement ne serait-ce que pour m’entrainer mais aussi parce que j’aime ce qu’on fait et voilà…Sinon…Putain, ce n’est pas facile ! Heu… Moi, j’écoute Necrophagist, Death, Pestilence, Atheist et Cynic !
PJ :
Pareil pour moi !
M :
Obituary, Slayer… 
PJ :
Quo Vadis !
G :
C’est violent ! On les avait vus au Chaulnes Fest !

L :
Ah, je n’y étais pas…

G :
Mais moi j’y étais !!! 

L :
Vous écoutez des groupes assez techniques quand même…

G : …et assez vieux d’ailleurs  qui proposaient un death métal très alambiqué, torturé… Ca commence assez à revenir d’ailleurs, même s’il y a des groupes anglais ou américains qui ressortent toujours la même chose, certains reviennent à un death plus torturé et ça devient intéressant !

L :
Vous avez bien aimé le dernier Cynic ?

G : Heu, ouais… On est un peu mitigé. Il est arrivé un peu tard…

L :
Autant sur cd, je le trouve bien, autant en live…

G : Il n'y a pas de chant guttural!
PJ: Oui, il en manque le petit côté de l'époque...On est resté sur le premier nous!

L : Bon, je vous laisse finir…

G : Sexe!
PJ: Sexe!
M: Sexe!
PJ: Ca, pour nous, c'est une bonne conclusion!
G : Sinon, rendez-vous pour le prochain et on espère emmener tous ceux qui nous suivent avec nous! Merci à Inwë et Rémi!
PJ et M: Merciiii!

Merci aux membres de SentencE et à Rémi pour leur sympathie et pour avoir répondu aux questions!


 



Message #849 sur Inw[B]zine
Auteur :
lotus




Ecrit le 29.05.2009

Commentaires :
  • Metalloufu, le 29.05.2009
    Ouaa j'ai réussit a tout lireMort de rire


  • Abrahel, le 29.05.2009

    Et Inwë vous remercie mes amis!!!!

    Leur extrême sympathie se reflète bien dans cette interview, ça déchire!

    Je voulais justement leur demander si on pourvait chopper leur démo, cool qu'ils en parlent.





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